Dispute frontalière : Abhisit Vejjajiva répond aux déclarations de Hun Sen

Le premier ministre cambodgien Hun Sen et sa femme Bun Rany prient au cours d'une visite au temple de Preah VihearLe Premier ministre Abhisit Vejjajiva a affirmé qu’aucun officier militaire thaïlandais ne s’était introduit sans autorisation au Cambodge, contrairement à ce que son homologue cambodgien Hun Sen a récemment prétendu.

« Le gouvernement thaïlandais utilisera les déclarations du Premier ministre Hun Sen pour expliquer au Comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO que le secteur situé autour du temple de Preah Vihear appartient sans conteste à la Thaïlande », a assuré Abhisit Vejjajiva ce dimanche (7 février 2010).

Le chef du gouvernement cambodgien a visité le site antique de Preah Vihear et les temples de Ta Muan Thom samedi (6 février 2010) sans incident. Plus de 100 militaires thaïlandais avaient été envoyés dans le secteur.

Les soldats thaïlandais resteront à proximité de la zone frontalière disputée et des renforts seront déployés pour surveiller le secteur autour de Ta Muan Thom, a annoncé Abhisit Vejjajiva.

« Je n’ai pas à indiquer si l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra était derrière cette visite de M. Hun Sen, mais le gouvernement thaïlandais continuera à garder un œil vigilant sur les activités des chemises rouges dans différents secteurs », a-t-il ajouté.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 7 février 2010)

Conflit frontalier : un clash a eu lieu entre des troupes khmères et thaïes à proximité du temple de Preah Vihear

Preah VihearPHNOM PENH – Des soldats cambodgiens et thaïlandais ont échangé des coups de feu tôt ce dimanche matin (24 janvier 2010), à 20 kilomètres d’un site antique disputé, situé à la frontière nord du Cambodge, a annoncé un porte-parole du ministère cambodgien de la Défense.

Le général Chhum Socheat a déclaré à l’agence de presse allemande DPA (Deutsche Presse Agentur) que l’escarmouche s’est produite dans la matinée, au moment où Hor Namhong, le ministre cambodgien des Affaires étrangères, visitait le temple de Preah Vihear datant du 11ème siècle.

Selon Chhum Socheat, les militaires thaïlandais avaient franchi 200 mètres à l’intérieur du territoire cambodgien et se trouvaient non loin d’un village abandonné, à 20 kilomètres du temple, quand ils ont rencontré des soldats cambodgiens.

« Quand ils ont vu nos soldats, ils ont tiré sur eux et après la riposte de ces derniers, le combat a cessé », a-t-il dit, ajoutant que les troupes thaïlandaises se sont ensuite retirées.

Chhum Socheat a affirmé qu’aucun soldat cambodgien n’avait été blessé ou tué, mais qu’il ne savait pas si les troupes thaïlandaises ont subi des pertes.

Il a indiqué qu’il ne s’attendait pas à ce que de nouveaux combats éclatent prochainement puisque les officiers supérieurs des deux côtés de la frontière ont pu discuter ensemble depuis l’incident.

« Tout est calme à présent ; ils ont résolu le problème par téléphone », a-t-il assuré.

Plus tard dimanche soir, le ministère cambodgien des Affaires étrangères a précisé que Hor Namhong ignorait au cours de sa visite qu’un clash avait lieu à proximité, et qu’il était depuis retourné à Phnom Penh.

Les relations entre les deux nations sont tendues depuis plus d’un an et plusieurs escarmouches sporadiques ont eu lieu entre les troupes patrouillant à proximité du secteur disputé aux alentours du temple. Une grande partie de la frontière entre les deux pays doit encore être délimitée.

Les relations diplomatiques se sont fortement dégradées en octobre dernier quand le Cambodge a nommé conseiller gouvernemental Thaksin Shinawatra, l’ancien premier ministre en fuite de la Thaïlande.

Source : The Nation (article mis en ligne le 24 janvier 2010)

Phitsanulok : une mère se noie après avoir sauvé ses 4 enfants

PHITSANULOK – une mère de famille s’est noyée ce vendredi (29 janvier 2010) dans une rivière après avoir réussi à mettre ses quatre enfants en sécurité.

Les enfants ont entre trois et onze ans.

« Maman nous a aidé à attraper une perche en bambou avant de disparaître », a déclaré Chanchai Kruaboon, l’enfant le plus âgé.

Ounruen Kerdpin, une passante âgée de 50 ans, a expliqué qu’elle avait vu un pickup se précipiter dans la rivière et a ensuite tendu une perche en bambou en direction des victimes de l’accident.

« En tout, j’ai pu sauver quatre enfants et un homme », a précisé Ounruen.

L’homme, Somsak Kruaboon, a été gravement blessé. Il est le père des quatre enfants et conduisait le pickup au moment de l’accident.

Source : The Nation (article mis en ligne le 29 janvier 2010)

Les membres des chemises rouges d’Udon Thani prêts à se battre contre un coup d’état militaire

Les membres des chemises rouges d’Udon Thani sont prêts à se battre contre un coup d’état militaire a déclaré vendredi après-midi (29 janvier 2010) Kwanchai Praiphana, le dirigeant de Khon Rak Udon (Les gens aiment Udon).

Près de 300 membres du groupe se réunissent autour de la station de radio communautaire à Udon Thani tous les jours pour la protéger contre une éventuelle saisie par les autorités, assure-t-il.

« Si un coup d’état se produit, alors les chemises rouges, chacun avec une bouteille d’essence, vont immédiatement faire le siège des bureaux provinciaux du pays », a déclaré M. Praiphana. Il a prétendu qu’un groupe de « guerriers noirs » a été formé pour cette mission.

Il a également affirmé que l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra prévoit de visiter le Cambodge à la fin du mois prochain et que ce dernier avait demandé aux chemises rouges d’être patients car il ne voulait pas de démonstrations de violence.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 29 janvier 2010)

Abhisit Vejjajiva a Seh Daeng dans le collimateur tandis qu’Anupong Paochinda reçoit le soutien des loyalistes de l’armée

Khattiya SawasdipolLe Premier ministre Abhisit Vejjajiva a demandé hier (30 janvier 2010) aux autorités de prendre au plus tôt des mesures contre le général de division Khattiya Sawasdipol, suite aux récentes déclarations de ce dernier à l’attention des juges et fonctionnaires travaillant sur le cas de la saisie des biens de Thaksin Shinawatra.

M. Vejjajiva a déclaré, en marge du Forum économique mondial de Davos, que les autorités thaïlandaises devraient examiner les remarques du général de division Khattiya Sawasdipol et décider s’il s’agissait de menaces, d’après l’agence de presse Thai News Agency.

Le général de division Khattiya Sawasdipol, aussi connu sous le surnom de Seh Daeng (le chef rouge), a récemment indiqué que les fonctionnaires, s’occupant du cas des 76 milliards de bahts d’actifs de l’ancien premier ministre destitué Thaksin Shinawatra, faisaient l’objet de menaces.

Il a répété ces commentaires vendredi, prétendant que des assassinats ont été planifiés contre les juges de la Division criminelle pour les détenteurs de positions politiques (Criminal Division for Holders of Political Positions) de la Cour suprême, les fonctionnaires de la Commission nationale de lutte contre la corruption (National Anti-Corruption Commission) et les membres du Comité d’observation des biens (Asset Scrutiny Committee) désormais dissout.

Khattiya Sawasdipol n’a pas précisé qui serait derrière ces complots meurtriers.

La Cour devrait rendre son verdict le 26 février prochain.

Selon le vice-premier ministre Suthep Thaugsuban, l’avertissement du général de division Khattiya Sawasdipol serait sans fondement.

Khattiya Sawasdipol a, en plusieurs occasions, critiqué le Commandant en chef de l’Armée et est suspecté d’être impliqué dans l’affaire de l’attaque à la grenade, survenue il y a deux semaines, d’un bâtiment abritant le bureau du général Anupong Paochinda.

Plusieurs unités de l’Armée dans tout le pays ont renouvelé leur allégeance au général Anupong Paochinda et ont demandé que des mesures soient prises à l’encontre de Khattiya Sawasdipol, connu pour être un partisan de Thaksin Shinawatra.

Demain, environ 1000 soldats du Centre des forces spéciales (Special Warfare Centre) de Lop Buri devraient se rassembler pour manifester leur soutien au général Anupong Paochinda.

Tous les officiers et sous-officiers, ainsi que l’ensemble des employés du centre, se joindront à cette manifestation pour condamner les agissements irrespectueux du général de division Khattiya Sawasdipol vis-à-vis du Chef des Armées Anupong Paochinda, a assuré Suphawut Uttama, le commandant du centre.

« Ce rassemblement est nécessaire pour montrer que les soldats des forces spéciales n’approuvent pas les actions de Seh Daeng », a ajouté le général de division Suphawut Uttama.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 31 janvier 2010)

Une hôtesse de l’air dont la mère a été assassinée demande l’aide du DSI

BANGKOK – Une hôtesse de l’air de la compagnie Korean Airline a demandé hier (1er février 2010) au Département des enquêtes spéciales (Department of Special Investigation ou DSI) de reprendre le cas du meurtre de sa mère, car les policiers thaïlandais auraient interrompu leurs investigations après avoir découvert qu’un de leur collègue d’Udon Thani était impliqué.

Kusuma Insri a fait appel au chef du DSI, Tharit Pengdit, concernant le meurtre de sa mère Kularb, et pour lequel une suspecte, Yaowalak Kosit, cuisinière à l’hôpital d’Udon Thani, a déjà été arrêtée. Cependant, selon la fille de la victime, quand Yaowalak Kosit a déclaré qu’elle avait engagé un policier local pour enlever et tuer Kularb, l’enquête a été interrompue.

Tharit Pengdit a assuré que le DSI étudierait ce cas, et s’il constate qu’un policier est impliqué, il reprendra l’affaire et la traitera comme une enquête spéciale.

Source : The Nation (article mis en ligne le 2 février 2010)

Nouveaux juges à la Cour suprême : selon le roi de Thaïlande, seule la Justice peut apporter l’espoir et la paix

Le roi de Thaïlande accorde une audience aux nouveaux juges de la Cour suprêmeBANGKOK – Au cours d’une audience accordée aux juges de la Cour suprême nouvellement assermentés, Sa Majesté le roi de Thaïlande leur a demandé lundi (1er février 2010) d’adhérer strictement aux principes de justice, afin de maintenir la paix, le bonheur et l’ordre dans le pays.

« Chacun d’entre vous est vraiment important pour le maintien de l’ordre. Vous symbolisez l’espoir pour les gens, qu’ils soient bien ou mal intentionnés. Vous pouvez aider à faire accroître le nombre de bonnes personnes », a déclaré Bhumibol Adulyadej devant une assemblée de 168 juges.

Au cours de cette cérémonie orchestrée par le Président de la Cour suprême, Sopchok Sukharom, les juges ont été assermentés en présence du monarque, pendant l’audience de 20 minutes que ce dernier leur a accordée à l’Hôpital Siriraj.

« Si vous maintenez la justice, le pays restera en paix. Même les voyous et les bandits espèrent la justice. Vous pouvez faire en sorte que même les fauteurs de troubles agissent pour le bien commun. Rien ne serait plus néfaste que n’avoir aucun symbole de justice », a dit Rama IX, ajoutant que les juges pourraient apporter le bonheur et la paix dans le pays en étant tout simplement justes dans l’accomplissement de leur devoir.

« Vous êtes un symbole de justice. Et en accomplissant votre devoir équitablement, vous participez à la pérennité de notre nation. Chacun souhaite que notre pays survive. Même les voyous et les bandits estiment que la paix est préférable. Si vous pouvez rendre vos compatriotes confiants en la paix, au bonheur et en la Justice, notre pays fonctionnera de la meilleure des manières », a affirmé Sa Majesté.

Il a aussi expliqué aux juges qu’ils devraient respecter les principes de justice jusqu’à la fin de leurs jours, même lorsqu’ils n’exerceront plus de fonction judiciaire.

Source : The Nation (article mis en ligne le 2 février 2010)

Chaiyasit Shinawatra se propose comme médiateur

Chaiyasit ShinawatraLe général Chaiyasit Shinawatra, ancien Commandant en chef de l’Armée, s’est proposé ce mercredi (3 février 2010) après-midi pour servir d’intermédiaire entre le général de division Khattiya Sawasdipol, expert militaire connu pour son franc-parler, et la direction actuelle de l’Armée.

« En tant qu’ancien supérieur du général de division Khattiya Sawasdipol lorsque j’étais le chef des armées, je lui demanderai de cesser immédiatement toute activité qui pourrait nuire à l’Armée », a déclaré le général Chaiyasit Shinawatra, un cousin aîné de Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre thaïlandais destitué.

Le général vétéran en retraite a affirmé que Khattiya Sawasdipol, mieux connu sous le surnom de Seh Daeng (le chef rouge), est une personne compétente et qu’il avait remarquablement accompli son devoir quand il avait été envoyé en mission dans l’extrême sud du pays.

« Je crois vraiment que Seh Daeng est une personne qui aime et respecte l’Armée et ses supérieurs. Toutefois, le chef des Armés, le général Anupong Paochinda, devrait faire preuve d’ouverture d’esprit et pardonner à son subalterne », a-t-il ajouté.

Le général Chaiyasit Shinawatra a également dit que s’il en avait l’occasion, il discuterait du cas de Seh Daeng avec le général Anupong Paochinda, car il n’est dans l’intérêt de personne que ce conflit se prolonge.

L’Armée doit être unie et il ne faut pas qu’elle soit la marionnette des mouvements politiques, a-t-il conclu.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 3 février 2010)

Le Premier ministre thaïlandais recommande vivement au public de rester calme en dépit de la menace de Thaksin Shinawatra de former une armée du peuple

Chavalit YoungchaiyudhBANGKOK – Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a recommandé vivement ce jeudi (4 février 2010) au public de ne pas s’affoler, après l’annonce de la formation d’une armée du peuple par l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, avec le Président du parti Pheu Thai Chavalit Yongchaiyudh au poste de Commandant suprême.

Abhisit Vejjajiva a affirmé qu’il ne s’agit, de la part de Thaksin Shinawatra, que de la dernière action en date dans sa campagne actuelle de déstabilisation visant à terrifier le public.

« Le peuple ne doit pas avoir peur. S’il vous plaît, soyez assurés que notre pays est sous l’autorité de la Loi, et si chacun respecte la Loi, nous survivrons à toutes ces situations. Je vous en prie, ne vous affolez pas, mais ne soyez pas imprudents », a déclaré le Premier ministre.

Il a ajouté que Chavalit Yongchaiyudh a été Premier ministre autrefois et a également servi le pays pendant plusieurs années comme officier dans l’Armée, il devrait donc savoir s’il doit accepter ou non le rôle qu’on veut lui faire jouer.

Source : The Nation (article mis en ligne le 4 février 2010)

Selon Anupong Paochinda, il n’y aura pas de coup d’État pendant son voyage à l’étranger

Anupong Paochinda, Commandant en chef de l'ArméeAnupong Paochinda, le Commandant en chef de l’Armée thaïlandaise, a assuré jeudi (4 février 2010) qu’il n’y aura aucun coup d’État militaire pendant qu’il sera en visite officielle aux États-Unis d’Amérique du 5 au 14 février 2010.

À propos des manifestations que les chemises rouges du Front uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) prévoient d’organiser sur les sites des camps militaires à travers le pays, le général Anupong Paochinda a déclaré que le groupe antigouvernemental pourrait avoir des objectifs cachés.

Les dirigeants des chemises rouges ont annoncé qu’ils proclameront leur opposition à un éventuel coup d’État militaire au cours de ces rassemblements.

« Je ne crois pas que la situation dans le pays va dégénérer. Je n’ai donc pas suggéré au Vice-premier ministre Suthep Thaugsuban de faire appel à des troupes supplémentaires pour resserrer la sécurité autour des personnalités importantes », a informé le général Anupong Paochinda. « C’est du ressort de la police, mais l’armée peut apporter son soutien si on le lui demande ».

« Rien n’arrivera pendant mon voyage aux États-Unis parce que toutes les forces armées travaillent ensemble pour le pays et son peuple », a-t-il garanti.

Il a aussi défendu la politique de passation de marchés de l’armée, précisant que chaque équipement militaire doit être évalué avant toute décision d’achat.

L’armée a été fortement critiquée pour avoir acquis des détecteurs de bombes GT200, dont l’efficacité serait très décevante. Le coût de ces détecteurs est de 300 000 à 1,2 million de bahts pièce.

« S’il y a eu corruption dans le processus d’achat, des dispositions légales seront prises à l’encontre de chaque personne impliquée », a affirmé le chef des armées.

Source : Bangkok Post (article mise en ligne le 4 février 2010)

Abhisit Vejjajiva dit que Thaksin Shinawatra doit abandonner la nationalité thaïlandaise s’il devient Cambodgien

Thaksin ShinawatraBANGKOK – Abhisit Vejjajiva, l’actuel chef du gouvernement de la Thaïlande, a déclaré ce vendredi (5 février 2010) que l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra devra abandonner sa nationalité thaïlandaise s’il veut devenir un citoyen cambodgien.

Abhisit Vejjajiva a donné ce commentaire suite à la diffusion de rapports indiquant que Hun Sen, le Premier ministre du Cambodge, pourrait accorder la citoyenneté cambodgienne à Thaksin Shinawatra.

Abhisit Vejjajiva a précisé qu’il n’avait pas été formellement informé que Thaksin Shinawatra avait été naturalisé Cambodgien.

« Mais selon les lois thaïlandaises en vigueur, un citoyen thaïlandais ne peut avoir qu’une seule nationalité. S’il veut devenir citoyen cambodgien, il doit abandonner la nationalité thaïlandaise », a affirmé Abhisit.

Source : The Nation (article mis en ligne le 5 février 2010)

Site de Preah Vihear : le Cambodge reproche à Google Earth d’avoir placé le temple en terres thaïlandaises

L'emplacement du site du temple de Preah Vihear sur Google Earth et Google MapsPHNOM PENH – Le gouvernement cambodgien a envoyé vendredi (5 février 2010) une lettre véhémente à Google, le géant américain de l’Internet, pour se plaindre du fait que la carte en ligne de Google Earth place incorrectement en Thaïlande des parties du site datant du 11ème siècle du temple de Preah Vihear.

La lettre précède une visite, attendue ce week-end, du Premier ministre cambodgien Hun Sen au temple, qui est situé sur des terres revendiquées tant par le Cambodge que par la Thaïlande voisine.

Phay Siphan, le porte-parole du gouvernement cambodgien, a déclaré à l’agence de presse allemande DPA qu’il avait envoyé une première lettre à Google il y a trois ans, dans laquelle il demandait à la compagnie américaine de remédier au problème, mais n’avait jamais reçu de réponse.

La lettre de vendredi somme Google de retirer cette carte, en signalant que sa démarcation de la frontière est « tout à fait trompeuse et complètement erronée » car « elle situe presque la moitié du site du temple en Thaïlande. »

La Cour internationale de Justice a attribué le temple de Preah Vihear au Cambodge en 1962, mais n’a pas statué sur les terres environnantes qui sont revendiquées par les deux nations.

La carte de Google, qui fait passer la ligne de démarcation à travers le site du temple contesté, « va à l’encontre de la vérité et de la réalité, est professionnellement irresponsable, et même présomptueuse », dit la lettre.

Au cours des 18 mois passés, les nationalistes thaïlandais ont exploité la question du site de Preah Vihear pour alimenter les tensions entre les deux pays, tensions qui pourraient être exacerbées par la visite de Hun Sen.

Phay Siphan a indiqué qu’il n’avait aucune confirmation officielle de la visite de Hun Sen au temple de Preah Vihear pendant le week-end, mais a admis que les gens s’attendent à voir le chef du gouvernement cambodgien sur le site.

« Tout le monde en parle et espère voir Hun Sen rendre hommage à la culture cambodgienne en haut du temple », a dit Phay Siphan vendredi soir.

Il a ajouté que la situation dans le secteur est « très stable et qu’il n’y a rien d’inhabituel. Les soldats bavardent les uns avec les autres. »

Les relations entre le Cambodge et la Thaïlande sont tendues depuis plus d’un an, et des escarmouches sporadiques ont eu lieu entre les troupes patrouillant dans les environs du temple. Une grande partie de la frontière entre les deux pays doit encore être délimitée.

Les relations diplomatiques ont encore empiré en octobre dernier quand Phnom Penh a nommé Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre thaïlandais en fuite, conseiller spécial [de Hun Sen].

Source : The Nation (article mis en ligne le 6 février 2010)

La PACC enquête sur des fraudes à la catastrophe naturelle

BANGKOK – Une enquête sur les programmes d’aide d’urgence mis en œuvre dans six provinces du Nord-Est – au sein desquelles de fausses déclarations de catastrophes naturelles ont été faites afin d’obtenir des indemnités – sera achevée la semaine prochaine, a annoncé vendredi (5 février 2010) le Bureau de la Commission anticorruption du secteur public (Public Sector AntiCorruption Commission ou PACC).

Des agents de la PACC vont également se rendre dans le nord du pays la semaine prochaine pour passer en revue plusieurs demandes d’aide financière émises par des autorités provinciales et locales, et basées sur des rapports possiblement frauduleux de sinistres, a indiqué le secrétaire général Pinyo Thongchai.

Les enquêtes de la PACC ont permis de découvrir de la corruption et des irrégularités dans presque toutes les zones des six provinces du nord-est du pays où les locaux avaient la possibilité de déclarer des dommages. Dans de nombreux rapports signalant des dégâts suite à des catastrophes naturelles, des photographies de zones inondées ailleurs ont notamment été utilisées pour tromper le Ministère de l’Intérieur, et les autorités provinciales ou locales ont néanmoins reçu 50 millions de bahts en indemnités, a expliqué Pinyo Thongchai.

« Dans huit districts de la province de Surin, des contrats de construction et des passations de marchés, pour des actions d’assistance suite à des cataclysmes, étaient falsifiés ou écrits en plusieurs versions différentes pour être ensuite soumis au ministère. Ainsi, certains secteurs ont été déclarés zones de catastrophe naturelle sans qu’aucun incident réel ne s’y soit jamais produit », a-t-il ajouté.

Dans le rapport de la PACC à l’attention du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, il sera proposé des recommandations pour normaliser les critères de déclaration des sinistres.

« Par exemple, le volume des pluies et la durée des inondations devraient faire partie des éléments à indiquer. Dans certains cas, de hautes marées et crues saisonnières ont été déclarées comme étant des inondations stagnantes », a précisé Pinyo Thongchai.

Il a également dit que l’on devrait permettre aux résidents locaux de participer à l’évaluation des déclarations de sinistres et à la certification du statut de catastrophe naturelle, conjointement avec les fonctionnaires accordant les aides. Ils devraient aussi pouvoir contrôler les travaux de réparation et les projets d’amélioration des infrastructures budgétés après un cataclysme.

« Le processus actuel n’implique qu’une poignée de fonctionnaires », a déploré Pinyo Thongchai.

Source : The Nation (article mis en ligne le 6 février 2010)

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