Udon Thani : un homme est accusé de viol sur mineures

UDON THANI, le 20 mars 2010 – Monsieur Tong, un homme de 27 ans originaire d’Udon Thani [et qui n'a aucun rapport avec le propriétaire d'un bar bien connu dans cette ville], a été arrêté hier pour le viol présumé de plusieurs filles mineures dans un resort (centre de villégiature) situé dans le village de Ban Bang (province d’Udon Thani).

Une jeune fille a signalé qu’elle avait été violée et d’autres victimes se sont manifestées. La police enquête.

Source : Udon Map (information mise en ligne le 20 mars 2010)

Bangkok subit deux nouvelles attaques à la grenade, un soldat aurait été blessé

Le siège de la Commission nationale anti-corruption a été attaqué à la grenade

Un agresseur a lancé une grenade au siège de la Commission nationale anti-corruption (National Anti-Corruption Commission ou NACC) samedi soir (20 mars 2010).

L’attaque s’est produite à 21 heures 50. Personne n’a été blessé. Le nouveau siège social de la Commission nationale anti-corruption est situé sur la route Sanam Binnam.

La grenade a atterri dans le parc intérieur de l’enceinte et a causé un trou de 30 centimètres de large.

Le Ministère de la Défense a été attaqué à la grenade

Une grenade a été tirée au siège social du Ministère de la Défense à 23 heures samedi (20 mars 2010).

La grenade a été tirée sur le bâtiment du ministère depuis la route Assadang, à environ 30 mètres de l’intersection de Mahadthai. L’explosion a endommagé les fenêtres et le plafond.

Une source a déclaré qu’un soldat avait été blessé.

Source : The Nation (articles mis en ligne le 21 mars 2010)

Des responsables de l’opposition incitent les chemises rouges à ne plus payer leurs impôts et à rendre leur carte d’identité

Pour parvenir à renverser le gouvernement et l’élite aristocratique, les chemises rouges devraient cesser de payer leurs impôts et renoncer à la citoyenneté thaïlandaise en rendant leur carte d’identité à l’État, a déclaré ce samedi (20 mars 2010), Nisit Sinthuprai, l’un des principaux responsables du mouvement des chemises rouges dans le nord-est du pays.

M. Sinthuprai a expliqué qu’au cours d’une réunion récente, les représentants de 121 groupes de chemises rouges du nord-est avaient approuvé plusieurs stratégies pour tenter de renverser le système bureaucratique actuellement aux mains des élites, et notamment inciter les partisans du mouvement antigouvernemental à ne plus payer leurs impôts et à rendre leur carte d’identité.

Ces options stratégiques devront recevoir l’approbation finale des principaux responsables du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United front for Democracy against Dictatorship ou UDD), au cours d’une prochaine réunion qui sera présidée par Veera Musikhapong.

L’UDD pousse actuellement la foule de ses sympathisants à marcher dans Bangkok pour faire pression sur la coalition au pouvoir et provoquer la dissolution de la Chambre des représentants ou la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 20 mars 2010)

Manifestation des chemises rouges : des renforts sont en route pour Bangkok

Selon les dernières informations, environ 600 sympathisants du mouvement des chemises rouges sont partis d’Udon Thani dans 10 autocars et un minibus ce vendredi après-midi (19 mars 2010) et se dirigent vers Bangkok pour remplacer d’autres protestataires rentrés se reposer chez eux.

Trois véhicules de type pickup, chargés de riz et d’autres provisions, les accompagnent.

Kwanchai Praiphana, le chef du mouvement Khon Rak Udon (les gens qui aiment Udon), a expliqué que la stratégie du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United front for Democracy against Dictatorship ou UDD) est d’organiser des rotations avec les partisans des différentes provinces pour faire durer la manifestation antigouvernementale le plus longtemps possible.

Des chemises rouges originaires des provinces de Nakhon Sawan, Chainat, Ang Thong, Kampaeng Petch, Phichit et Uthai Thani ont également embarqué à bord de 10 autocars ce vendredi après-midi pour se rendre à Bangkok et y rejoindre le grand rassemblement de l’opposition.

Un des manifestants a signalé aux journalistes que 20 autres bus transporteront demain vers la capitale des renforts supplémentaires en provenance de ces six provinces centrales thaïlandaises.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 19 mars 2010)

Les chefs de file de la ligne dure sont expulsés de l’UDD après avoir contesté l’approche pacifique de la direction et demandé des changements à la tête du parti d’opposition

La décision prise par le Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) de rompre les liens avec Surachai Danwattananusorn et le spécialiste de l’armée, Khattiya Sawasdipol, met en lumière les dissensions dans le camp des sympathisants de l’ancien premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra.

Leur mouvement est divisé en trois factions. L’une est dirigée par Veera Musikhapong, Jatuporn Promphan et Natthawut Saikua et organise la manifestation actuelle. Weng Tojirakarn, Arisman Pongruengrong et Suporn Atthawong font partie de ce groupe.

Les autres factions comprennent un groupe dirigé par le général de division Khattiya, qui dispose d’un proche allié en la personne de Panlop Pinmanee, un ancien général de l’armée, membre du parti Pheu Thai, et Siam Daeng (Rouge Siam), un mouvement dissident de l’UDD dirigé par Surachai Danwattananusorn, lui-même soutenu par Jakrapob Penkair.

Veera Musikhapong, Jatuporn Promphan et Natthawut Saikua ont décidé d’expulser de l’UDD le général de division Khattiya Sawasdipol ainsi que Surachai Danwattananusorn, en raison de désaccords sur la stratégie du parti antigouvernemental.

Khattiya Sawasdipol et Surachai Danwattananusorn ne souscrivent pas à la démarche pacifique de l’UDD et pensent que ce ne sont pas les actions non-violentes prônées dans le cadre du rassemblement actuel de l’opposition qui pourront apporter une évolution de la société. Selon eux, le changement ne peut être atteint que par des moyens radicaux.

Les factions dirigées par le général Khattiya Sawasdipol et par Surachai Danwattananusorn ont désapprouvé le concept de manifestation pacifique dès le début. Alors que les trois dirigeants principaux de l’UDD ont parlé des objectifs à atteindre par des moyens non-violents, le général Khattiya Sawasdipol a appelé les chemises rouges à faire le siège du Parlement et, par voie de presse, a demandé aux députés de modifier rapidement la Constitution pour ensuite former un nouveau gouvernement. Jatuporn Promphan a qualifié cette idée d’absurde.

En plus de son opposition à la protestation pacifique, Surachai Danwattananusorn, un ancien membre du Parti Communiste de Thaïlande aujourd’hui défunt, a perdu patience vis-à-vis des trois dirigeants de l’UDD et a fustigé l’absence de ligne directrice ainsi que la « mauvaise stratégie » choisie pour la manifestation. Khattiya Sawasdipol et Surachai Danwattananusorn voudraient que les trois chefs du parti démissionnent de leur poste à la tête de l’UDD et demandent d’autres changements à la direction du mouvement.

« Ils ne sont plus compétents pour mener le parti. Ils n’écoutent personne », a déclaré M. Danwattananusorn, ajoutant que sa faction était sur le point de quitter la manifestation se déroulant dans l’avenue Ratchadamnoen.

Ayant désormais rompu les liens avec les factions dirigées par Khattiya Sawasdipol et Surachai Danwattananusorn, Veera Musikhapong, Jatuporn Promphan et Natthawut Saikua devront démontrer que leur approche est la bonne.

La manifestation entre dans son cinquième jour aujourd’hui, et rien n’indique que le gouvernement acceptera leur demande de dissolution de la Chambre des représentants. Le sang des manifestants répandu devant la Maison du Gouvernement, le siège du Parti Démocrate et à la résidence du premier ministre Abhisit Vejjajiva n’a pas réussi à mettre en difficulté la coalition au pouvoir.

Mais les fractures au sein de la direction de l’UDD auront des conséquences néfastes pour le mouvement des chemises rouges.

Les trois dirigeants de l’UDD continuent de croire qu’ils arriveront à leurs fins en faisant durer la manifestation aussi longtemps que possible. Ils misent sur l’arrivée de nouveaux manifestants et auront besoin de l’aide de députés du parti Pheu Thai et de politiciens locaux pour mobiliser les sympathisants en province et les faire venir à Bangkok.

Veera Musikhapong, Jatuporn Promphan et Natthawut Saikua doivent prouver aux factions radicales que leur approche pacifique finira par porter ses fruits.

Quant à Thaksin Shinawatra, l’ancien premier ministre évincé, personne ne sait ce qu’il pense du conflit entre ses partisans. La décision prise par les trois dirigeants de l’UDD de couper les liens avec Surachai Danwattananusorn et Khattiya Sawasdipol n’a pas été évoquée par Thaksin Shinawatra au cours de sa vidéoconférence d’hier soir (17 mars 2010).

Source : Bangkok Post (analyse mise en ligne le 18 mars 2010)

Les chemises rouges répandent leur sang et maudissent les sièges respectifs du gouvernement et du principal parti de la coalition au pouvoir

Les chemises rouges ont répandu leur propre sang (collecté préalablement et mélangé avec un anticoagulant) devant le siège du gouvernement à 17 heures mardi (16 mars 2010), sous l’œil des caméras de télévision retransmettant les images de cet événement.

Les manifestants ont chanté des incantations pour maudire le pouvoir en place après avoir versé le sang sur le sol.

À 18 heures 45, une scène similaire était reproduite devant le siège du parti démocrate.

Des prêtres brahmanes ont effectué des rituels de malédiction devant la grille de la Maison du Gouvernement et le siège du principal parti de la coalition au pouvoir.

Source : The Nation (informations mises en ligne le 16 mars 2010)

Un policier en uniforme s’exprime à la manifestation des chemises rouges

Un policier s’est adressé mardi (16 mars 2010) aux chemises rouges et a accusé le gouvernement de détruire la dignité de la police.

Ubon Suwanklang, sergent-major de la police de l’air, s’est adressé en uniforme à la foule de manifestants rassemblés au pont Phan Fa à Bangkok.

« Ce gouvernement a tout fait pour détruire la dignité de la police. Aujourd’hui, il n’y a pas de policier heureux de travailler pour ce gouvernement », a-t-il affirmé.

Ubon Suwanklang, qui a également amené son jeune fils à la tribune, a ajouté qu’il y avait de nombreux policiers et des soldats en civil parmi les manifestants. « Je peux vous assurer que ce sont de véritables policiers et soldats », a-t-il insisté.

Le sous-officier de police a déclaré qu’il n’avait pas peur de subir d’éventuelles mesures de rétorsion en raison de sa décision de rejoindre la manifestation antigouvernementale, et a précisé qu’il démissionnera si on cherche à le persécuter.

Source : The Nation (article mis en ligne le 16 mars 2010)

Nouvelle attaque mystérieuse à la grenade M79 dans Bangkok

Une grenade M79 a explosé, sans faire de victime, mardi matin (16 mars 2010), sur le toit de la maison d’un homme d’affaires située dans le Soi 23, rue Lat Phrao, dans le quartier de Chatuchak à Bangkok, a déclaré la police.

Le général Saroj Promcharoen, chef de la seconde division de la police métropolitaine, a indiqué que l’incident, qui s’est produit vers 2 heures du matin, a causé des dommages à la toiture et au plafond de cette habitation, relativement proche de la résidence d’Akkarathorn Chularat, le président de la Cour suprême administrative, elle-même située à 200 mètres environ du lieu de l’explosion, dans le Soi 25 de la rue Lat Phrao.

La police ne sait pas encore si la maison de M. Chularat était ou non la véritable cible de cette attaque à la grenade. Des policiers supplémentaires ont été envoyés pour assurer la sécurité de la résidence de M. Chularat suite à ce mystérieux attentat. Le premier ministre Abhisit Vejjajiva a été informé de l’incident.

Vorasit Kiattawee-Anan, le propriétaire de la demeure qui a été endommagée, dirige une entreprise d’import-export. Il a expliqué à la police qu’après avoir entendu le bruit de l’explosion, il a examiné sa maison et a découvert un trou dans le toit. Il a immédiatement appelé la police de Phahon Yothin.

L’homme d’affaires habite cette maison depuis 20 ans environ, et n’a, selon lui, jamais eu de problèmes avec ses voisins. Il ne voit pas du tout pour quelle raison on l’a attaqué.

Le général de division Saroj Promcharoen a déclaré qu’il pensait que la grenade M79 avait été lancée à partir d’un endroit situé à environ 150 ou 200 mètres de là.

Cette attaque mystérieuse fait suite à un incident qui s’est déroulé hier (lundi 15 mars 2010) : six grenades M79 (dont deux n’ont pas explosé) ont été tirées dans l’enceinte du premier régiment d’infanterie, sur la route Vibhavadi Rangsit, blessant deux soldats de garde.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 16 mars 2010)

Les députés du parti Pheu Thai participent à la campagne du sang

Environ 60 députés du parti Pheu Thai ont effectué aujourd’hui un prélèvement sanguin pour participer à la campagne du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) [qui collecte ce sang pour le déverser symboliquement en plusieurs sites, dont le siège du gouvernement].

Les députés, menés par Witthaya Buranasiri, l’un des chefs de file de l’opposition, ont rendu hommage à la statue du roi Rama VII en face du Parlement avant de donner leur sang. Ils ont déclaré leur intention de rejoindre les chemises rouges dans leur lutte pour la démocratie.

Les députés ont ensuite pris la parole chacun leur tour à la tribune de l’UDD en attendant que le personnel de l’hôpital Nava Nakhon prélève leur sang.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 16 mars 2010)

Le Premier ministre thaïlandais rejette l’ultimatum de l’UDD

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a rejeté l’ultimatum des chemises rouges exigeant qu’il dissolve l’assemblée nationale thaïlandaise à midi ce lundi (15 mars 2010) s’il ne voulait pas faire face à des manifestations antigouvernementales encore plus massives.

M. Vejjajiva a déclaré, lundi matin à 10 heures (deux heures avant l’expiration du délai) à la télévision nationale, qu’il ne répondrait pas favorablement à la demande du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD).

« Les protestataires ont exigé que je dissolve l’assemblée nationale avant midi aujourd’hui, mais les partis de la coalition gouvernementale ont décidé d’un commun accord de ne pas satisfaire à la demande de l’opposition » a-t-il dit.

Il a fait cette annonce alors que des milliers de sympathisants du mouvement des chemises rouges marchaient ce matin en direction du 11ème régiment d’Infanterie (où M. Vejjajiva se trouvait depuis le début des manifestations) pour exiger une réponse à leur ultimatum de 24 heures.

Abhisit Vejjajiva aurait quitté l’enceinte militaire en hélicoptère après avoir effectué sa déclaration.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 15 mars 2010)