Une attaque à la grenade M79 blesse deux soldats à Bangkok

Deux soldats ont été blessés quand six grenades M79 ont été tirées dans l’enceinte du premier régiment d’Infanterie, situé sur la route Vibhabadi Rangsit (à Bangkok), a annoncé ce lundi (15 mars 2010) le colonel Sansern Kaewkamnerd, porte-parole du centre d’opération de maintien de la paix.

Le colonel Kaewkamnerd, dans un entretien accordé à une station de télévision, a expliqué que les grenades avaient probablement été tirées depuis un véhicule de type pickup circulant sur l’autoroute aérienne. Deux des six grenades n’ont pas explosé.

L’attaque s’est produite vers 13 heures 30, a-t-il précisé.

Les explosions ont blessé deux soldats assurant la garde à l’intérieur du camp militaire, en face de l’université de la chambre de commerce thaïlandaise.

Les deux soldats ont été envoyés en urgence à l’hôpital (au King Mongkut Hospital).

Le colonel Natthawut Akkhanibut, commandant du premier bataillon d’Infanterie (faisant partie du premier régiment d’Infanterie), a également confirmé l’attaque.

Une chaîne de télévision a indiqué que le général de division Khattiya Sawasdipol, mieux connu sous le surnom de Seh Daeng (le chef rouge), a rapidement démenti être impliqué en quoi que ce soit dans l’attaque, disant que celle-ci pourrait avoir été fomentée par le gouvernement [pour discréditer le mouvement des chemises rouges].

Souurce : Bangkok Post (article mis en ligne le 15 mars 2010)

Veera Musikhapong demande au Premier ministre thaïlandais de dissoudre l’assemblée nationale

Veera Musikhapong a lu une déclaration ce dimanche (14 mars 2010) à midi, demandant au Premier ministre de dissoudre la Chambre des représentants dans les 24 heures.

Dans sa déclaration, M. Musikhapong affirme que la dissolution est la seule solution qui reste au gouvernement [pour résoudre la crise actuelle].

Il a déclaré que le gouvernement était maintenant sous le contrôle d’un régime dictatorial déguisé et que le Parlement avait abusé de son pouvoir pour faire passer plusieurs articles de loi injustes.

Veera Musikhapong a expliqué que les chemises rouges attendraient la réponse du gouvernement pendant 24 heures avant de prendre de nouvelles dispositions.

Source : The Nation (article mis en ligne le 14 mars 2010)

Bangkok : une marée rouge envahit l’avenue Rajdamnoen

Au moins 100 000 manifestants du mouvement des chemises rouges occupent l’avenue Rajdamnoen à Bangkok depuis hier (13 mars 2010) et d’autres arrivent dans la capitale en provenance de tout le Royaume.

Des abris temporaires ont été montés et des repas cuisinés sur place pour préparer ce qui est annoncé comme la lutte finale de l’opposition pour renverser le gouvernement d’Abhisit Vejjajiva et la vieille élite bureaucratique.

Des toilettes de fortune ont été installées par les chemises rouges en plus de celles fournies par l’administration métropolitaine de Bangkok, et de nombreux étals de nourriture ont été rapidement mis en place.

À la nuit tombée, certains manifestants s’échangeaient entre eux les dernières nouvelles tandis que les autres écoutaient les orateurs de la tribune principale, située au pont de Phan Fa envahi par une marée de chemises rouges.

« La file de véhicules était vraiment très longue », a dit une manifestante à un autre sympathisant du mouvement antigouvernemental. « Rien qu’à Uttaradit, 200 voitures ont quitté la ville », a répondu l’homme.

Sanam Luang et la place royale, les deux extrémités du grand site de rassemblement situé le long de l’avenue Rajdamnoen, se sont vite transformés en parcs bondés de stationnement pour les voitures.

À Sanam Luang, une tribune a été mise en place par des membres peu connus des chemises rouges qui ont pris la parole chacun leur tour pour critiquer le gouvernement.

« Nous ne pouvons pas échouer cette fois. Mais si nous n’atteignons pas notre but, nous pourrons néanmoins marcher la tête haute. Les médias et les universitaires nous toisent de haut, mais même les gens peu instruits savent se servir de leur cerveau », a déclaré théâtralement un orateur.

Malgré l’atmosphère joyeusement animée et conviviale, plusieurs manifestants restaient méfiants envers les autorités, craignant des manipulations malhonnêtes du gouvernement pour faire croire que les chemises rouges avaient déclenché des actions violentes pendant la nuit.

« Nous devons rester vigilants ce soir. Ils savent qu’encore plus de chemises rouges arriveront demain et peut-être veulent-ils tenter quelque chose cette nuit afin de créer une situation justifiant la répression », a déclaré une manifestante de Bangkok qui souhaite rester anonyme.

Pour la même raison, beaucoup de chemises rouges ont décidé de ne pas garer leurs véhicules dans les zones désignées par le gouvernement de peur que des armes ou des bombes y soient placées et qu’on leur fasse ensuite porter le chapeau.

Une supérette 7-Eleven, située sur l’avenue Rajdamnoen, craignant de son côté que la consommation d’alcool engendre des violences, a indiqué sur des panneaux qu’elle ne vendait plus de boissons alcoolisées pour l’instant.

Un employé du magasin a précisé que l’interdiction durerait jusqu’à la fin des manifestations, mais a avoué ne pas savoir comment expliquer la situation aux touristes étrangers, qui ne pourront pas non plus acheter de la bière ou du whisky.

Source : The Nation (article mis en ligne le 14 mars 2010)

Arisman Pongruangrong apparaît à l’un des sites de la manifestation des chemises rouges

Arisman Pongruangrong, l’un des responsables du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD), a démenti les rapports signalant qu’il avait été arrêté, en apparaissant dans la soirée de samedi (13 mars 2010) au pont de Phan Fa, l’un des sites de la manifestation antigouvernementale à Bangkok.

Il s’est présenté à ce lieu vers 20 heures environ, plusieurs heures après l’obtention par la police d’un mandat d’arrêt contre lui pour incitation à la violence.

Arisman Pongruangrong est apparu à la tribune et a montré son mandat d’arrêt aux manifestants.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 13 mars 2010)

Arisman Pongruangrong, un des chefs des chemises rouges, aurait été arrêté par la police

La police a obtenu ce samedi (13 mars 2010) un mandat pour arrêter un des principaux responsables du mouvement des chemises rouges, accusé d’incitation à la violence.

Des rapports encore non confirmés indiquent qu’Arisman Pongruangrong a été arrêté samedi après-midi et qu’il est détenu dans un commissariat de police non identifié.

M. Pongruangrong avait, un plus tôt cette semaine, demandé que chaque partisan du mouvement thaïlandais d’opposition apporte avec lui une bouteille d’essence pour y mettre le feu [et la lancer contre les forces de l'ordre] si le gouvernement tentait de bloquer leur manifestation.

Arisman Pongruangrong doit encore répondre d’autres charges devant la justice thaïlandaise suite aux actions violentes provoquées par le mouvement des chemises rouges en avril 2009 à Pattaya (il faisait alors partie d’une foule massive qui a attaqué le hall du bâtiment où se déroulait le sommet de l’ASEAN) et aux émeutes à Bangkok au moment de Songkran [nouvel an traditionnel thaïlandais] l’an dernier.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 13 mars 2010)

Les chemises rouges du nord et du nord-est du pays sont en route pour Bangkok

Des milliers de chemises rouges du nord et du nord-est de la Thaïlande ont commencé leur marche ce matin (vendredi), afin d’arriver à Bangkok dimanche 14 mars 2010 [pour participer au grand rassemblement antigouvernemental].

Les manifestants en provenance du nord passeront la nuit à Nakhon Sawan, tandis que ceux du nord-est dormiront à Nakhon Ratchasima.

Avant de quitter la capitale de leur province d’origine, les chemises rouges ont organisé une série de cérémonies pour rendre hommage aux divinités vénérées dans ces villes et demander leur bénédiction.

Des cérémonies de départ folkloriques et colorées ont eu lieu à Chiang Mai, Lampang, Udon Thani et Ubon Ratchathani.

Source : The Nation (article mis en ligne le 12 mars 2010)

Udon Thani : un policier fait feu sur un travesti et tue deux adolescentes

UDON THANI, le 9 mars 2010 – Un officier de police du district de Kut Chap, dans la province d’Udon Thani, a accepté de démissionner de ses fonctions après avoir tué deux adolescentes et blessé un travesti qui faisaient partie d’un gang de trafiquants de drogue.

Le policier savait que son propre fils était impliqué dans un gang de trafiquants de drogue, dirigé par un travesti connu sous le nom de Tik. Il a déclaré que Tik avait construit une petite cabane dans une ferme où le gang pouvait se réunir et distribuer de la drogue. Le jour de l’incident, son fils n’était pas à la maison, et il est allé le chercher à la cabane, a expliqué l’officier de police. Il y a trouvé Tik et deux filles âgées de 19 ans en train de se droguer, mais pas son fils. L’officier leur a demandé s’ils savaient où était son fils, mais ils n’ont rien voulu lui dire.

Le policier a alors tenté de procéder à leur arrestation, mais le gang lui a demandé de leur montrer une citation à comparaître ou un mandat d’arrêt. Dans un accès de rage, le policier a tiré dans la tête des deux jeunes filles, les tuant sur le coup, et a grièvement blessé Tik.

Après l’incident, l’officier de police s’est rendu aux autorités et a accepté de démissionner.

Sources : Nation Channel et Udon Map (article mis en ligne le 11 mars 2010)

La Thaïlande va mettre en œuvre la loi de sécurité intérieure en prévision des prochaines manifestations antigouvernementales

BANGKOK – Une réunion de la commission de sécurité, nommée par le gouvernement et présidée par le vice-premier ministre Suthep Thaugsuban, a recommandé hier (8 mars 2010) au cabinet thaïlandais de mettre en œuvre la loi de sécurité intérieure (Internal Security Act ou ISA) à Bangkok entre le 11 et le 23 mars 2010.

Cette recommandation fait suite à l’annonce, par le premier ministre Abhisit Vejjajiva, de l’annulation de son voyage de cinq jours en Australie, qui devait avoir lieu du 13 au 17 mars.

Sean Boonpracong, porte-parole du parti d’opposition UDD (United Front for Democracy against Dictatorship) pour les médias internationaux, a déclaré que le gouvernement réagit exagérément avec la mise en œuvre de l’ISA, une mesure qui est totalement injustifiée, selon lui.

« Les Thaïlandais doivent être libres de se déplacer dans leur propre pays, et s’ils seront nombreux à considérer la mise en œuvre de l’ISA comme une violation de leurs droits humains fondamentaux, cela ne les effraie pas et n’empêchera pas la plupart d’entre eux de se rendre à Bangkok pour manifester. »

« Il y a eu un grand nombre de rassemblements de chemises rouges au cours des 10 derniers mois et ils ont tous été non-violents. Le gouvernement invoque régulièrement l’ISA pour tenter de discréditer nos actions et brosse un tableau noir des manifestations de l’opposition, pourtant, à chaque fois que la loi de sécurité intérieure a été mise en œuvre au cours des 10 derniers mois, aucun incident justifiant cette mesure ne s’est produit », a-t-il ajouté.

Le Chef des Armées, en sa qualité de directeur du Commandement des Opérations de Sécurité Intérieure (Internal Security Operations Command ou ISOC), est en mesure d’exercer les pouvoirs suivants :

  1. prendre les commandes des « agences d’État » – formulation qui, n’établissant pas clairement de limitations, peut inclure l’ensemble des services publics civils [article 24] ;
  2. imposer des restrictions à la liberté de mouvement, de réunion et d’information [articles 25 (2), 25 (3) et 25 (6)] ;
  3. ordonner « l’utilisation de la force militaire » en application de la Loi Martiale [article 25 (8)] ;
  4. arrêter et détenir tout individu, après émission d’un mandat judiciaire, pendant sept jours initialement, avec possibilité de prolongations de la détention jusqu’à 30 jours au total [article 26 (1)] ;
  5. « réprimer » les groupes, individus et organisations perçus comme représentant une menace pour la sécurité nationale [article 26 (2)] ;
  6. obliger tout individu à répondre à des interrogatoires, à comparaître en personne ou à remettre « tous documents ou éléments de preuve » [article 26 (3)] ;
  7. fouiller tout individu, véhicule ou bâtiment [article 26 (4)] – si cette section stipule que ces recherches doivent être effectuées conformément au Code de procédure pénale, rien n’indique dans cet article de la loi de sécurité intérieure la nécessité d’obtenir préalablement un mandat de la Cour ;
  8. pénétrer dans les maisons des particuliers pour les fouiller [article 26 (5)] – les termes de la présente section sont contradictoires et semblent suggérer que ces perquisitions ne nécessitent généralement pas de mandat judiciaire ;
  9. saisir ou geler des avoirs, prendre possession de tout document ou élément de preuve [article 26 (6)] ;
  10. obliger des suspects à suivre « une formation dans un endroit spécifique » pendant une durée pouvant atteindre six mois, au lieu de les déferrer en Justice [article 31] – une telle formation requiert apparemment le « consentement » du suspect, mais avec la menace de procédures pénales comme alternative, le caractère volontaire du consentement à une telle « formation » est douteux. En l’absence d’un consentement librement donné, une telle formation est donc susceptible de constituer une détention arbitraire.

Sauf indication contraire, aucune des dispositions mentionnées ci-dessus ne nécessite une autorisation judiciaire pour être exercée.

D’une manière générale, la loi thaïlandaise de sécurité intérieure donne au directeur de l’ISOC des pouvoirs quasi-illimités en matière de contrôle de la liberté de mouvement, de rassemblement, de détention arbitraire, du droit à un procès équitable et du droit à la vie privée.

Source : Thai Visa News (article mis en ligne le 8 mars 2010)

Avis de tempêtes tropicales dans 42 provinces thaïlandaises

Le département thaïlandais de prévention et de mitigation des catastrophes naturelles (Disaster Prevention and Mitigation Department), dépendant du ministère de l’Intérieur, a émis un avertissement à l’attention des habitants de 42 provinces situées dans le nord, le nord-est et le centre du pays, les incitant à se préparer à affronter des tempêtes tropicales qui pourraient frapper ces régions entre le 8 et le 12 mars 2010.

L’annonce précise que ces tempêtes pourraient engendrer des pertes humaines et d’importants dégâts matériels. Les fonctionnaires du département seront en alerte 24 heures sur 24 dans les 42 provinces afin d’apporter leur assistance partout où cela pourrait s’avérer nécessaire.

L’avis concerne l’ensemble des 16 provinces du nord et des 19 provinces du nord-est, ainsi que les 7 provinces les plus orientales du centre de la Thaïlande.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 8 mars 2010)

Contrôles renforcés aux frontières alors qu’une pénurie de sucre s’amorce en Thaïlande

CHIANG RAI – Les douaniers thaïlandais dans la province de Chiang Rai ont intensifié leurs contrôles des personnes et véhicules qui franchissent la frontière en direction de la Birmanie, depuis qu’une pénurie de sucre commence à faire ressentir ses effets dans toute la Thaïlande.

Les véhicules et les piétons sont maintenant soumis à des fouilles plus minutieuses afin de prévenir la contrebande transfrontalière, car le prix du sucre sur les marchés birmans limitrophes est aujourd’hui de 30 baths (environ 0,91 dollar américain) le kilo, contre 25 à 29 baths (0,76 à 0,88 dollar américain) le kilo seulement du côté thaïlandais.

Selon les fonctionnaires des douanes à Mai Sai, les voyageurs se rendant à Tachileik (en Birmanie) depuis la Thaïlande ne peuvent légalement transporter plus de 2 kg de sucre par personne et ceux qui auraient plus de sucre avec eux se feront confisquer les quantités excédentaires.

Ces contrôles renforcés aux frontières font suite à un communiqué du ministère thaïlandais du Commerce qui limite les ventes de sucre à 2 kg par personne. Le ministère a également effectué une mise en garde sévère, dans laquelle il est dit que toute personne surprise à stocker du sucre sans son approbation fera l’objet de poursuites judiciaires, avec des peines pouvant aller jusqu’à 140 000 bahts (4286 dollars américains) d’amende et sept ans de prison.

Fin février, Porntiva Nakasai, la ministre du Commerce, a ordonné au bureau de son secrétariat permanent de surveiller le marché intérieur du sucre, suite à l’annonce de graves pénuries dans les magasins de détail à Bangkok et dans les provinces environnantes.

La limite de 2 kg par acheteur a été introduite quand les approvisionnements en sucre blanc ont fondu comme neige au soleil dans les supermarchés de Nonthaburi, Don Muang, Rangsit et Pathum Thani, en particulier pour des marques réputées comme Mitr Phol et Wang Kanai dont les stocks ont été complètement épuisés.

Alors que cette limite de 2 kg par acheteur, qui a été discrètement mise en place par le ministère, est appliquée sur de nombreux marchés, un vendeur de confiseries, interrogé par la chaîne ASTV (le 7 mars 2010), a déclaré : « Je me demande parfois à quoi servent les restrictions ministérielles quand il suffit, pour les contourner, de passer simplement deux fois au lieu d’une à la caisse, par exemple ».

Vendredi (5 mars 2010), Chutima Bunyapraphasara, directrice générale du département du Commerce intérieur, a déclaré qu’elle avait envoyé une lettre à la ministre du Commerce demandant une réunion urgente du comité des prix et services, afin de mettre en œuvre des mesures sévères contre les personnes spéculant sur les prix du sucre.

Source : Thai Visa News (article mis en ligne le 7 mars 2010)