Échanges de coups de feu entre soldats cambodgiens et thaïlandais à la frontière

PHNOM PENH – Samedi (17 avril 2010), des soldats cambodgiens et thaïlandais ont échangé brièvement des coups de feu à la frontière, ont annoncé des officiels des deux pays.

La fusillade a duré environ 15 minutes, mais il n’y a eu aucun blessé, a déclaré à l’AFP Chhum Socheat, le porte-parole du ministère cambodgien de la Défense.

« Alors que nos troupes patrouillaient à la frontière, des soldats thaïlandais ont ouvert le feu sur eux. Ensuite, nos soldats ont riposté. »

Il a expliqué que les troupes des deux côtés ont fait feu avec leurs fusils, lancé des grenades et tiré des roquettes, mais que le calme était revenu après une réunion entre le commandant militaire local cambodgien et son homologue thaïlandais pour la région.

L’armée thaïlandaise a confirmé les faits.

« C’était un malentendu et personne n’a été blessé dans l’affrontement », a déclaré un officier de l’armée thaïlandaise qui a demandé à rester anonyme.

L’escarmouche a eu lieu en dehors du site du temple de Preah Vihear.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 18 avril 2010)

Dispute frontalière : Abhisit Vejjajiva répond aux déclarations de Hun Sen

Le premier ministre cambodgien Hun Sen et sa femme Bun Rany prient au cours d'une visite au temple de Preah VihearLe Premier ministre Abhisit Vejjajiva a affirmé qu’aucun officier militaire thaïlandais ne s’était introduit sans autorisation au Cambodge, contrairement à ce que son homologue cambodgien Hun Sen a récemment prétendu.

« Le gouvernement thaïlandais utilisera les déclarations du Premier ministre Hun Sen pour expliquer au Comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO que le secteur situé autour du temple de Preah Vihear appartient sans conteste à la Thaïlande », a assuré Abhisit Vejjajiva ce dimanche (7 février 2010).

Le chef du gouvernement cambodgien a visité le site antique de Preah Vihear et les temples de Ta Muan Thom samedi (6 février 2010) sans incident. Plus de 100 militaires thaïlandais avaient été envoyés dans le secteur.

Les soldats thaïlandais resteront à proximité de la zone frontalière disputée et des renforts seront déployés pour surveiller le secteur autour de Ta Muan Thom, a annoncé Abhisit Vejjajiva.

« Je n’ai pas à indiquer si l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra était derrière cette visite de M. Hun Sen, mais le gouvernement thaïlandais continuera à garder un œil vigilant sur les activités des chemises rouges dans différents secteurs », a-t-il ajouté.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 7 février 2010)

Site de Preah Vihear : le Cambodge reproche à Google Earth d’avoir placé le temple en terres thaïlandaises

L'emplacement du site du temple de Preah Vihear sur Google Earth et Google MapsPHNOM PENH – Le gouvernement cambodgien a envoyé vendredi (5 février 2010) une lettre véhémente à Google, le géant américain de l’Internet, pour se plaindre du fait que la carte en ligne de Google Earth place incorrectement en Thaïlande des parties du site datant du 11ème siècle du temple de Preah Vihear.

La lettre précède une visite, attendue ce week-end, du Premier ministre cambodgien Hun Sen au temple, qui est situé sur des terres revendiquées tant par le Cambodge que par la Thaïlande voisine.

Phay Siphan, le porte-parole du gouvernement cambodgien, a déclaré à l’agence de presse allemande DPA qu’il avait envoyé une première lettre à Google il y a trois ans, dans laquelle il demandait à la compagnie américaine de remédier au problème, mais n’avait jamais reçu de réponse.

La lettre de vendredi somme Google de retirer cette carte, en signalant que sa démarcation de la frontière est « tout à fait trompeuse et complètement erronée » car « elle situe presque la moitié du site du temple en Thaïlande. »

La Cour internationale de Justice a attribué le temple de Preah Vihear au Cambodge en 1962, mais n’a pas statué sur les terres environnantes qui sont revendiquées par les deux nations.

La carte de Google, qui fait passer la ligne de démarcation à travers le site du temple contesté, « va à l’encontre de la vérité et de la réalité, est professionnellement irresponsable, et même présomptueuse », dit la lettre.

Au cours des 18 mois passés, les nationalistes thaïlandais ont exploité la question du site de Preah Vihear pour alimenter les tensions entre les deux pays, tensions qui pourraient être exacerbées par la visite de Hun Sen.

Phay Siphan a indiqué qu’il n’avait aucune confirmation officielle de la visite de Hun Sen au temple de Preah Vihear pendant le week-end, mais a admis que les gens s’attendent à voir le chef du gouvernement cambodgien sur le site.

« Tout le monde en parle et espère voir Hun Sen rendre hommage à la culture cambodgienne en haut du temple », a dit Phay Siphan vendredi soir.

Il a ajouté que la situation dans le secteur est « très stable et qu’il n’y a rien d’inhabituel. Les soldats bavardent les uns avec les autres. »

Les relations entre le Cambodge et la Thaïlande sont tendues depuis plus d’un an, et des escarmouches sporadiques ont eu lieu entre les troupes patrouillant dans les environs du temple. Une grande partie de la frontière entre les deux pays doit encore être délimitée.

Les relations diplomatiques ont encore empiré en octobre dernier quand Phnom Penh a nommé Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre thaïlandais en fuite, conseiller spécial [de Hun Sen].

Source : The Nation (article mis en ligne le 6 février 2010)

Abhisit Vejjajiva dit que Thaksin Shinawatra doit abandonner la nationalité thaïlandaise s’il devient Cambodgien

Thaksin ShinawatraBANGKOK – Abhisit Vejjajiva, l’actuel chef du gouvernement de la Thaïlande, a déclaré ce vendredi (5 février 2010) que l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra devra abandonner sa nationalité thaïlandaise s’il veut devenir un citoyen cambodgien.

Abhisit Vejjajiva a donné ce commentaire suite à la diffusion de rapports indiquant que Hun Sen, le Premier ministre du Cambodge, pourrait accorder la citoyenneté cambodgienne à Thaksin Shinawatra.

Abhisit Vejjajiva a précisé qu’il n’avait pas été formellement informé que Thaksin Shinawatra avait été naturalisé Cambodgien.

« Mais selon les lois thaïlandaises en vigueur, un citoyen thaïlandais ne peut avoir qu’une seule nationalité. S’il veut devenir citoyen cambodgien, il doit abandonner la nationalité thaïlandaise », a affirmé Abhisit.

Source : The Nation (article mis en ligne le 5 février 2010)

Conflit frontalier : un clash a eu lieu entre des troupes khmères et thaïes à proximité du temple de Preah Vihear

Preah VihearPHNOM PENH – Des soldats cambodgiens et thaïlandais ont échangé des coups de feu tôt ce dimanche matin (24 janvier 2010), à 20 kilomètres d’un site antique disputé, situé à la frontière nord du Cambodge, a annoncé un porte-parole du ministère cambodgien de la Défense.

Le général Chhum Socheat a déclaré à l’agence de presse allemande DPA (Deutsche Presse Agentur) que l’escarmouche s’est produite dans la matinée, au moment où Hor Namhong, le ministre cambodgien des Affaires étrangères, visitait le temple de Preah Vihear datant du 11ème siècle.

Selon Chhum Socheat, les militaires thaïlandais avaient franchi 200 mètres à l’intérieur du territoire cambodgien et se trouvaient non loin d’un village abandonné, à 20 kilomètres du temple, quand ils ont rencontré des soldats cambodgiens.

« Quand ils ont vu nos soldats, ils ont tiré sur eux et après la riposte de ces derniers, le combat a cessé », a-t-il dit, ajoutant que les troupes thaïlandaises se sont ensuite retirées.

Chhum Socheat a affirmé qu’aucun soldat cambodgien n’avait été blessé ou tué, mais qu’il ne savait pas si les troupes thaïlandaises ont subi des pertes.

Il a indiqué qu’il ne s’attendait pas à ce que de nouveaux combats éclatent prochainement puisque les officiers supérieurs des deux côtés de la frontière ont pu discuter ensemble depuis l’incident.

« Tout est calme à présent ; ils ont résolu le problème par téléphone », a-t-il assuré.

Plus tard dimanche soir, le ministère cambodgien des Affaires étrangères a précisé que Hor Namhong ignorait au cours de sa visite qu’un clash avait lieu à proximité, et qu’il était depuis retourné à Phnom Penh.

Les relations entre les deux nations sont tendues depuis plus d’un an et plusieurs escarmouches sporadiques ont eu lieu entre les troupes patrouillant à proximité du secteur disputé aux alentours du temple. Une grande partie de la frontière entre les deux pays doit encore être délimitée.

Les relations diplomatiques se sont fortement dégradées en octobre dernier quand le Cambodge a nommé conseiller gouvernemental Thaksin Shinawatra, l’ancien premier ministre en fuite de la Thaïlande.

Source : The Nation (article mis en ligne le 24 janvier 2010)

Thaksin Shinawatra, populaire aussi au Cambodge

Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre de la ThaïlandeSelon une étude récente, les Cambodgiens vivant à la frontière des provinces du nord-est de la Thaïlande vénèrent Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre déchu.

Les résultats préliminaires de l’enquête menée par le professeur Peter Vail de l’Université nationale de Singapour pour le Fonds de Recherche Thaïlandais (Thailand Research Fund) ont été dévoilés mardi 24 décembre 2009. Ils montrent que dans les zones frontalières du Cambodge avec la Thaïlande, les gens sont impressionnés par l’ancien Premier ministre et par sa mise en œuvre de politiques populistes quand il était au pouvoir.

« Ils [les répondants à l'enquête] aiment également discuter de la politique intérieure thaïlandaise et nous avons pu voir dans ces régions de nombreuses caricatures critiquant le Premier ministre actuel, Abhisit Vejjajiva », a indiqué M. Vail, qui travaille également pour le centre de recherche sociale de la sous-région du Mekong (Mekong Sub-region Social Research Centre) de l’Université d’Ubon Ratchathani.

Les Cambodgiens du Nord soutiennent les « chemises rouges » et pensent que les « chemises jaunes » sont des réactionnaires qui veulent s’emparer de territoires cambodgiens et d’objets du patrimoine khmer, a-t-il précisé, ajoutant qu’ils auraient probablement bien aimé pouvoir parler aussi de la politique cambodgienne, mais que cela ne leur était pas possible.

« Ils ont seulement dit qu’ils n’appréciaient pas [le Premier ministre cambodgien] Hun Sen, mais qu’ils aimeraient que celui-ci mette en œuvre des projets populistes, comme ceux de M. Thaksin en Thaïlande », a rapporté le chercheur.

Les Cambodgiens du Nord ont aussi dénoncé la campagne de la Thaïlande visant à empêcher que le site de Preah Vihear soit inscrit, à la demande de Phom Penh, au patrimoine mondial par l’UNESCO.

« Ils souhaitent simplement pouvoir faire des affaires et gagner de l’argent », a déclaré M. Vail. « Ils veulent améliorer leur niveau de vie grâce aux échanges transfrontaliers. »

Source : Bangkok Post (article publié le 25 décembre 2009)

Deux faussaires ont été arrêtés à Nakhon Ratchasima

Deux hommes ont été arrêtés samedi 29 novembre 2009 à Nakhon Ratchasima pour avoir remis des faux dollars américains à des policiers opérant en civil.

Selon la police, Sarawut Pimpa, 63 ans, et Somchai Buaboon, 44 ans, faisaient du trafic de billets de banque, de titres de propriété et de cartes d’identité factices dans le Nord-est du pays.

« Ils ont reconnu leur culpabilité », a déclaré au cours d’une conférence de presse le major-général Dechawat Ramsompop, suppléant au préfet de la région 3 de la police provinciale.

Les suspects avaient eux-mêmes produit les documents officiels thaïlandais contrefaits mais avaient dû acheter les faux billets à un partenaire cambodgien à Koh Kong.

Sarawut et Somchai ont été accusés de possession et d’utilisation de faux billets, de possession de sceaux officiels factices et de falsification de documents, ce qui pourrait leur valoir une peine de 1012 ans de prison. Sarawut avait déjà été condamné pour des faits similaires, mais après avoir purgé sa peine, il a récidivé.

« Nous menons maintenant une enquête complémentaire pour épingler tous les contrevenants. Les preuves disponibles laissent supposer que les faux billets ont été fabriqués au Cambodge » a ajouté Dechawat Ramsompop.

Source : The Nation (article publié le 30 novembre 2009)

Ubon Ratchathani : 16 bûcherons cambodgiens toujours en attente d’un appel de leur jugement

Seize bûcherons cambodgiens sont toujours en attente d’une audience en appel à la cour provinciale d’Ubon Ratchathani en Thaïlande après leur arrestation et leur condamnation pour entrée illégale et destruction de forêts.

Ces hommes ont été arrêtés en juillet et ont été condamnés en septembre 2009. Des peines de 9 ans de prison ont été prononcées pour quinze d’entre eux et de 6 ans pour le seizième.

« Nous avons contacté les fonctionnaires des tribunaux thaïlandais et leur avons demandés de programmer l’audience d’appel pour les 16 hommes, mais ils nous ont répondu qu’ils n’avaient pas encore fixé de date, car ils doivent attendre six mois après le verdict original », a déclaré Leu Chandara, adjoint au chef du Bureau des Relations Cambodge-Thaïlande.

Source : The Phnom Penh Post (article de Thet Sambath, publié le 19 novembre 2009)