Échanges de coups de feu entre soldats cambodgiens et thaïlandais à la frontière

PHNOM PENH – Samedi (17 avril 2010), des soldats cambodgiens et thaïlandais ont échangé brièvement des coups de feu à la frontière, ont annoncé des officiels des deux pays.

La fusillade a duré environ 15 minutes, mais il n’y a eu aucun blessé, a déclaré à l’AFP Chhum Socheat, le porte-parole du ministère cambodgien de la Défense.

« Alors que nos troupes patrouillaient à la frontière, des soldats thaïlandais ont ouvert le feu sur eux. Ensuite, nos soldats ont riposté. »

Il a expliqué que les troupes des deux côtés ont fait feu avec leurs fusils, lancé des grenades et tiré des roquettes, mais que le calme était revenu après une réunion entre le commandant militaire local cambodgien et son homologue thaïlandais pour la région.

L’armée thaïlandaise a confirmé les faits.

« C’était un malentendu et personne n’a été blessé dans l’affrontement », a déclaré un officier de l’armée thaïlandaise qui a demandé à rester anonyme.

L’escarmouche a eu lieu en dehors du site du temple de Preah Vihear.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 18 avril 2010)

Un Australien meurt des suites d’une attaque crapuleuse à Prasat (province de Surin)

Un touriste australien est mort après avoir été agressé en Thaïlande. Ses funérailles ont eu lieu le 16 avril 2010 à Adélaïde, en présence de sa famille et de sa compagne thaïlandaise, Som, enceinte de 6 mois.

Andrew Oake, 28 ans, était en vacances depuis deux mois avec sa petite amie à Prasat, près de Surin, dans le nord-est de la Thaïlande.

Il y a environ quatre semaines, alors que le couple se déplaçait de village en village, ils ont été pris à partie par deux hommes à moto. Som a couru chercher du secours alors que M. Oake était blessé au bras et la tête par une machette dans ce qui semble avoir été une tentative de braquage.

Roy Oake, le père de la victime, a déclaré que son fils avait d’abord été emmené dans un hôpital proche, mais, comme les tendons de son bras étaient sectionnés, il a été envoyé à Bangkok pour une opération chirurgicale.

M. Oake a dit qu’il y avait un risque que son fils perde son bras, mais que sa compagnie d’assurance-voyage l’avait poussé à quitter l’hôpital très peu de temps après l’opération.

Andrew est retourné à Prasat, mais plus tard, une autre opération s’est avérée nécessaire et a eu lieu à Bangkok pour traiter une infection qui s’était développée dans le bras.

À ce stade, explique M. Oake, la compagnie d’assurance a ordonné à son fils de retourner se faire soigner en Australie, sinon, elle arrêterait de prendre en charge les dépenses hospitalières.

Andrew est décédé dans le mini-bus qui le ramenait à Prasat où il devait récupérer son passeport.

M. Oake, qui est arrivé cette semaine en Thaïlande avec le frère et la mère de son fils, a déclaré qu’il espérait que l’assurance de son fils dédommage et aide Som et le bébé.

« Je leur avais dit qu’il n’était pas en état de voyager », affirme-t-il.

« Il était fatigué, il avait mal, il ne pouvait vraiment pas se déplacer. »

Le couple avait été marié l’année dernière selon le rite coutumier par des moines locaux.

Leur ami Travis Senne, un américain vivant en Thaïlande, a indiqué que la police n’avait toujours pas arrêté les agresseurs plusieurs semaines après l’attaque dans ce district habituellement très calme.

« Prasat et sa région sont tellement paisibles ! Ce n’est pas une grande ville ou une zone dangereuse. », a-t-il déclaré.

« Andrew était quelqu’un de droit, un homme honnête et responsable. »

« Il avait des projets pour lui et sa famille, mais on ne lui a malheureusement pas donné le temps pour les réaliser ».

Une porte-parole du Département australien des Affaires étrangères a indiqué que son bureau était en contact avec la famille de la victime et qu’il lui apporterait toute l’aide consulaire nécessaire.

« La cause du décès sera déterminée par les autorités thaïlandaises », a-t-elle précisé.

Source : Sydney Morning Herald (article paru le 15 avril 2010)

Message de la secrétaire d’État américaine à l’occasion du Nouvel An thaïlandais : Hillary Clinton appelle à un dialogue pacifique en Thaïlande

En tant qu’amis de longue date de la Thaïlande, le Président Obama et moi-même, Hillary Clinton, secrétaire d’État, sommes profondément attristés par la violence récente et les pertes en vies humaines à Bangkok. Alors que vous vous préparez à célébrer les festivités de Songkran [le nouvel an traditionnel thaïlandais], les États-Unis renouvellent leur appel pour que l’opposition et le gouvernement thaïlandais retournent à la table des négociations et trouvent un accord qui vous permette d’aller de l’avant et de renforcer votre démocratie ainsi que l’état de droit.

Les défis auxquels vous faites face ne peuvent pas être résolus par la force, mais seulement par le dialogue. Nous croyons fermement qu’une solution négociée est possible.

Nous avons bon espoir que ce Nouvel An sera une période propice au renouveau et à la réconciliation, et l’occasion pour les Thaïlandais de se réunir en famille, avec leurs amis et leurs voisins, pour honorer les riches traditions et la culture de leur pays.

Alors que vous continuez à essayer de résoudre vos différends politiques, nous restons confiants dans les liens forts et durables entre les États-Unis d’Amérique et la Thaïlande. Je vous souhaite, ainsi qu’aux Thaïs dans le monde entier, une nouvelle année heureuse et pacifique.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 13 avril 2010)

Bangkok : on déplore au moins 5 morts, dont un journaliste japonais, au cours des opérations de dispersion des chemises rouges

Le réseau thaïlandais de télévision Thai PBS (Thai Public Broadcasting Service) a cité le directeur de l’hôpital central qui a annoncé que cinq personnes avaient été tuées jusqu’à présent au cours des opérations de répression menées contre les manifestants du mouvement antigouvernemental des chemises rouges.

L’un d’eux était un journaliste japonais. L’agence Reuters a rapporté que le journaliste japonais tué a été identifié comme étant Huroyuki Muramoto.

Source : The Nation (brève mise en ligne le 10 avril 2010)

Un Suédois suspecté de fraude a été arrêté dans la province de Roi Et

Un Suédois, impliqué dans une fraude de plus de 100 millions de bahts, a été arrêté dans le district de Phon Thong, dans la province de Roi Et.

Les policiers de l’immigration ont identifié l’homme. Il s’agit d’Alexander Charles Christensen, âgé de 27 ans.

Les autorités suédoises ont signalé à la police thaïlandaise que M. Christensen était accusé de détournement des actifs de sa société immobilière pour un montant équivalant à plus de 100 millions de bahts. Il s’est échappé pendant sa détention provisoire et s’est enfui en Thaïlande.

Son passeport suédois a été révoqué par le gouvernement. La police thaïlandaise l’a inculpé hier pour entrée dans le pays avec un passeport invalide.

M. Christensen travaillait comme comptable et contrôleur financier pour une société immobilière et serait impliqué dans plus de 30 escroqueries sur des transferts monétaires qui lui auraient permis de dépenser l’argent volé en utilisant ses propres cartes de crédit.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 24 février 2010)

Dispute frontalière : Abhisit Vejjajiva répond aux déclarations de Hun Sen

Le premier ministre cambodgien Hun Sen et sa femme Bun Rany prient au cours d'une visite au temple de Preah VihearLe Premier ministre Abhisit Vejjajiva a affirmé qu’aucun officier militaire thaïlandais ne s’était introduit sans autorisation au Cambodge, contrairement à ce que son homologue cambodgien Hun Sen a récemment prétendu.

« Le gouvernement thaïlandais utilisera les déclarations du Premier ministre Hun Sen pour expliquer au Comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO que le secteur situé autour du temple de Preah Vihear appartient sans conteste à la Thaïlande », a assuré Abhisit Vejjajiva ce dimanche (7 février 2010).

Le chef du gouvernement cambodgien a visité le site antique de Preah Vihear et les temples de Ta Muan Thom samedi (6 février 2010) sans incident. Plus de 100 militaires thaïlandais avaient été envoyés dans le secteur.

Les soldats thaïlandais resteront à proximité de la zone frontalière disputée et des renforts seront déployés pour surveiller le secteur autour de Ta Muan Thom, a annoncé Abhisit Vejjajiva.

« Je n’ai pas à indiquer si l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra était derrière cette visite de M. Hun Sen, mais le gouvernement thaïlandais continuera à garder un œil vigilant sur les activités des chemises rouges dans différents secteurs », a-t-il ajouté.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 7 février 2010)

Site de Preah Vihear : le Cambodge reproche à Google Earth d’avoir placé le temple en terres thaïlandaises

L'emplacement du site du temple de Preah Vihear sur Google Earth et Google MapsPHNOM PENH – Le gouvernement cambodgien a envoyé vendredi (5 février 2010) une lettre véhémente à Google, le géant américain de l’Internet, pour se plaindre du fait que la carte en ligne de Google Earth place incorrectement en Thaïlande des parties du site datant du 11ème siècle du temple de Preah Vihear.

La lettre précède une visite, attendue ce week-end, du Premier ministre cambodgien Hun Sen au temple, qui est situé sur des terres revendiquées tant par le Cambodge que par la Thaïlande voisine.

Phay Siphan, le porte-parole du gouvernement cambodgien, a déclaré à l’agence de presse allemande DPA qu’il avait envoyé une première lettre à Google il y a trois ans, dans laquelle il demandait à la compagnie américaine de remédier au problème, mais n’avait jamais reçu de réponse.

La lettre de vendredi somme Google de retirer cette carte, en signalant que sa démarcation de la frontière est « tout à fait trompeuse et complètement erronée » car « elle situe presque la moitié du site du temple en Thaïlande. »

La Cour internationale de Justice a attribué le temple de Preah Vihear au Cambodge en 1962, mais n’a pas statué sur les terres environnantes qui sont revendiquées par les deux nations.

La carte de Google, qui fait passer la ligne de démarcation à travers le site du temple contesté, « va à l’encontre de la vérité et de la réalité, est professionnellement irresponsable, et même présomptueuse », dit la lettre.

Au cours des 18 mois passés, les nationalistes thaïlandais ont exploité la question du site de Preah Vihear pour alimenter les tensions entre les deux pays, tensions qui pourraient être exacerbées par la visite de Hun Sen.

Phay Siphan a indiqué qu’il n’avait aucune confirmation officielle de la visite de Hun Sen au temple de Preah Vihear pendant le week-end, mais a admis que les gens s’attendent à voir le chef du gouvernement cambodgien sur le site.

« Tout le monde en parle et espère voir Hun Sen rendre hommage à la culture cambodgienne en haut du temple », a dit Phay Siphan vendredi soir.

Il a ajouté que la situation dans le secteur est « très stable et qu’il n’y a rien d’inhabituel. Les soldats bavardent les uns avec les autres. »

Les relations entre le Cambodge et la Thaïlande sont tendues depuis plus d’un an, et des escarmouches sporadiques ont eu lieu entre les troupes patrouillant dans les environs du temple. Une grande partie de la frontière entre les deux pays doit encore être délimitée.

Les relations diplomatiques ont encore empiré en octobre dernier quand Phnom Penh a nommé Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre thaïlandais en fuite, conseiller spécial [de Hun Sen].

Source : The Nation (article mis en ligne le 6 février 2010)

Conflit frontalier : un clash a eu lieu entre des troupes khmères et thaïes à proximité du temple de Preah Vihear

Preah VihearPHNOM PENH – Des soldats cambodgiens et thaïlandais ont échangé des coups de feu tôt ce dimanche matin (24 janvier 2010), à 20 kilomètres d’un site antique disputé, situé à la frontière nord du Cambodge, a annoncé un porte-parole du ministère cambodgien de la Défense.

Le général Chhum Socheat a déclaré à l’agence de presse allemande DPA (Deutsche Presse Agentur) que l’escarmouche s’est produite dans la matinée, au moment où Hor Namhong, le ministre cambodgien des Affaires étrangères, visitait le temple de Preah Vihear datant du 11ème siècle.

Selon Chhum Socheat, les militaires thaïlandais avaient franchi 200 mètres à l’intérieur du territoire cambodgien et se trouvaient non loin d’un village abandonné, à 20 kilomètres du temple, quand ils ont rencontré des soldats cambodgiens.

« Quand ils ont vu nos soldats, ils ont tiré sur eux et après la riposte de ces derniers, le combat a cessé », a-t-il dit, ajoutant que les troupes thaïlandaises se sont ensuite retirées.

Chhum Socheat a affirmé qu’aucun soldat cambodgien n’avait été blessé ou tué, mais qu’il ne savait pas si les troupes thaïlandaises ont subi des pertes.

Il a indiqué qu’il ne s’attendait pas à ce que de nouveaux combats éclatent prochainement puisque les officiers supérieurs des deux côtés de la frontière ont pu discuter ensemble depuis l’incident.

« Tout est calme à présent ; ils ont résolu le problème par téléphone », a-t-il assuré.

Plus tard dimanche soir, le ministère cambodgien des Affaires étrangères a précisé que Hor Namhong ignorait au cours de sa visite qu’un clash avait lieu à proximité, et qu’il était depuis retourné à Phnom Penh.

Les relations entre les deux nations sont tendues depuis plus d’un an et plusieurs escarmouches sporadiques ont eu lieu entre les troupes patrouillant à proximité du secteur disputé aux alentours du temple. Une grande partie de la frontière entre les deux pays doit encore être délimitée.

Les relations diplomatiques se sont fortement dégradées en octobre dernier quand le Cambodge a nommé conseiller gouvernemental Thaksin Shinawatra, l’ancien premier ministre en fuite de la Thaïlande.

Source : The Nation (article mis en ligne le 24 janvier 2010)

La Thaïlande devrait prochainement faire parvenir du riz aux victimes du tremblement de terre en Haïti

BANGKOK, le 17 janvier 2010 – Un comité thaïlandais, chargé de l’assistance aux victimes de catastrophes naturelles survenues à l’étranger, se réunira mardi (19 janvier 2010) pour discuter de l’aide à accorder aux sinistrés du tremblement de terre en Haïti et pourrait décider de leur envoyer du riz, a déclaré dimanche un haut fonctionnaire gouvernemental.

Thepthai Senpong, porte-parole du chef du parti démocrate et premier ministre Abhisit Vejjajiva, a annoncé que le comité, présidé par Veerasak Futrakul, secrétaire général aux Affaires étrangères, discuterait de l’octroi d’une aide supplémentaire aux victimes du récent tremblement de terre en Haïti.

La décision du comité sera transmise au gouvernement pour approbation, a précisé M. Senpong.

Les victimes font face à de graves pénuries alimentaires, a ajouté M. Senpong et la Thaïlande, en tant que producteur mondial majeur, pourrait envoyer du riz pour aider les sinistrés.

On dénombre déjà environ 50 000 décès et 1,5 million de sans-abri suite au tremblement de terre de magnitude 7 qui a frappé Haïti mardi dernier et détruit une grande partie de sa capitale. Le nombre de morts pourrait même s’élever à 200 000, craint-on sur place.

On estime que deux millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence.

L’idée d’expédier du riz aux Haïtiens dans le besoin a été émise alors que le gouvernement thaïlandais était critiqué pour avoir effectué plus tôt un don de 20 000 dollars américains, somme jugée très insuffisante par ses contradicteurs, mais M. Thepthai Senpong a expliqué que cette donation n’était qu’une première aide d’urgence.

Source : Thai News Agency (article mis en ligne le 17 janvier 2010)

Les 4 Thaïlandais expatriés en Haïti sont sains et saufs

Les quatre ressortissants thaïlandais qui vivent et travaillent en Haïti sont hors de danger et ont pu communiquer avec leurs familles respectives en Thaïlande, a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères.

Le ministère a été informé de leur situation par leurs proches et va essayer de maintenir le contact avec eux afin de leur apporter toute l’aide dont ils pourraient avoir besoin, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Aucun d’entre eux ne souhaite rentrer en Thaïlande pour l’instant et un missionnaire thaïlandais s’est même porté volontaire pour participer aux actions de secours dans ce pays lourdement frappé par une récente catastrophe naturelle, a ajouté un officiel.

Source : The Nation (article mis en ligne le 14 janvier 2010)