Des responsables de l’opposition incitent les chemises rouges à ne plus payer leurs impôts et à rendre leur carte d’identité

Pour parvenir à renverser le gouvernement et l’élite aristocratique, les chemises rouges devraient cesser de payer leurs impôts et renoncer à la citoyenneté thaïlandaise en rendant leur carte d’identité à l’État, a déclaré ce samedi (20 mars 2010), Nisit Sinthuprai, l’un des principaux responsables du mouvement des chemises rouges dans le nord-est du pays.

M. Sinthuprai a expliqué qu’au cours d’une réunion récente, les représentants de 121 groupes de chemises rouges du nord-est avaient approuvé plusieurs stratégies pour tenter de renverser le système bureaucratique actuellement aux mains des élites, et notamment inciter les partisans du mouvement antigouvernemental à ne plus payer leurs impôts et à rendre leur carte d’identité.

Ces options stratégiques devront recevoir l’approbation finale des principaux responsables du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United front for Democracy against Dictatorship ou UDD), au cours d’une prochaine réunion qui sera présidée par Veera Musikhapong.

L’UDD pousse actuellement la foule de ses sympathisants à marcher dans Bangkok pour faire pression sur la coalition au pouvoir et provoquer la dissolution de la Chambre des représentants ou la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 20 mars 2010)

Manifestation des chemises rouges : des renforts sont en route pour Bangkok

Selon les dernières informations, environ 600 sympathisants du mouvement des chemises rouges sont partis d’Udon Thani dans 10 autocars et un minibus ce vendredi après-midi (19 mars 2010) et se dirigent vers Bangkok pour remplacer d’autres protestataires rentrés se reposer chez eux.

Trois véhicules de type pickup, chargés de riz et d’autres provisions, les accompagnent.

Kwanchai Praiphana, le chef du mouvement Khon Rak Udon (les gens qui aiment Udon), a expliqué que la stratégie du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United front for Democracy against Dictatorship ou UDD) est d’organiser des rotations avec les partisans des différentes provinces pour faire durer la manifestation antigouvernementale le plus longtemps possible.

Des chemises rouges originaires des provinces de Nakhon Sawan, Chainat, Ang Thong, Kampaeng Petch, Phichit et Uthai Thani ont également embarqué à bord de 10 autocars ce vendredi après-midi pour se rendre à Bangkok et y rejoindre le grand rassemblement de l’opposition.

Un des manifestants a signalé aux journalistes que 20 autres bus transporteront demain vers la capitale des renforts supplémentaires en provenance de ces six provinces centrales thaïlandaises.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 19 mars 2010)

Les chemises rouges du nord et du nord-est du pays sont en route pour Bangkok

Des milliers de chemises rouges du nord et du nord-est de la Thaïlande ont commencé leur marche ce matin (vendredi), afin d’arriver à Bangkok dimanche 14 mars 2010 [pour participer au grand rassemblement antigouvernemental].

Les manifestants en provenance du nord passeront la nuit à Nakhon Sawan, tandis que ceux du nord-est dormiront à Nakhon Ratchasima.

Avant de quitter la capitale de leur province d’origine, les chemises rouges ont organisé une série de cérémonies pour rendre hommage aux divinités vénérées dans ces villes et demander leur bénédiction.

Des cérémonies de départ folkloriques et colorées ont eu lieu à Chiang Mai, Lampang, Udon Thani et Ubon Ratchathani.

Source : The Nation (article mis en ligne le 12 mars 2010)

Udon Thani : un policier fait feu sur un travesti et tue deux adolescentes

UDON THANI, le 9 mars 2010 – Un officier de police du district de Kut Chap, dans la province d’Udon Thani, a accepté de démissionner de ses fonctions après avoir tué deux adolescentes et blessé un travesti qui faisaient partie d’un gang de trafiquants de drogue.

Le policier savait que son propre fils était impliqué dans un gang de trafiquants de drogue, dirigé par un travesti connu sous le nom de Tik. Il a déclaré que Tik avait construit une petite cabane dans une ferme où le gang pouvait se réunir et distribuer de la drogue. Le jour de l’incident, son fils n’était pas à la maison, et il est allé le chercher à la cabane, a expliqué l’officier de police. Il y a trouvé Tik et deux filles âgées de 19 ans en train de se droguer, mais pas son fils. L’officier leur a demandé s’ils savaient où était son fils, mais ils n’ont rien voulu lui dire.

Le policier a alors tenté de procéder à leur arrestation, mais le gang lui a demandé de leur montrer une citation à comparaître ou un mandat d’arrêt. Dans un accès de rage, le policier a tiré dans la tête des deux jeunes filles, les tuant sur le coup, et a grièvement blessé Tik.

Après l’incident, l’officier de police s’est rendu aux autorités et a accepté de démissionner.

Sources : Nation Channel et Udon Map (article mis en ligne le 11 mars 2010)

Avis de tempêtes tropicales dans 42 provinces thaïlandaises

Le département thaïlandais de prévention et de mitigation des catastrophes naturelles (Disaster Prevention and Mitigation Department), dépendant du ministère de l’Intérieur, a émis un avertissement à l’attention des habitants de 42 provinces situées dans le nord, le nord-est et le centre du pays, les incitant à se préparer à affronter des tempêtes tropicales qui pourraient frapper ces régions entre le 8 et le 12 mars 2010.

L’annonce précise que ces tempêtes pourraient engendrer des pertes humaines et d’importants dégâts matériels. Les fonctionnaires du département seront en alerte 24 heures sur 24 dans les 42 provinces afin d’apporter leur assistance partout où cela pourrait s’avérer nécessaire.

L’avis concerne l’ensemble des 16 provinces du nord et des 19 provinces du nord-est, ainsi que les 7 provinces les plus orientales du centre de la Thaïlande.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 8 mars 2010)

Des riziculteurs de Chaiyaphum bloquent une voie rapide

Au moins 1000 riziculteurs en provenance de trois districts de la province de Chaiyaphum ont bloqué ce mercredi (3 mars 2010) la voie rapide Chaiyaphum-Si Kiew au niveau du marché de Ban Khai, pour interpeller le gouvernement et lui demander de résoudre le problème de la chute des prix du riz.

Les cultivateurs ont expliqué que les prix du riz non battu avaient chuté à environ 6000 ou 7000 bahts la tonne seulement. De plus, certaines rizeries ont refusé d’acheter les grains récoltés.

Les manifestants demandent aux ministères du Commerce et de l’Agriculture et aux coopératives de les aider à faire en sorte que les rizeries achètent le riz brut (ou paddy) à un prix minimal de 10000 à 12000 bahts la tonne.

Les protestataires ont installé des tentes sur la voie rapide, perturbant sérieusement le trafic routier.

La police a conseillé aux voyageurs d’emprunter d’autres routes.

Trairong Suwankiri, le vice-premier ministre en charge des questions économiques, a annoncé plus tôt dans la matinée qu’il proposera au Premier ministre d’organiser une réunion du comité national en charge de la régulation des prix du riz (National Rice Policy Committee) afin d’étudier les moyens de résoudre les problèmes liés à la chute des cours de cette céréale.

Cependant, M. Suwankiri a affirmé que le gouvernement ne reconduirait pas le programme des emprunts hypothécaires sur le riz, qui s’est achevé l’an dernier, ce que demandent pourtant les riziculteurs des provinces centrales et du nord-est.

Selon les cultivateurs de la région, le programme actuel de prix minimum garanti ne convient pas.

« Le programme des emprunts hypothécaires sur le riz ne sera pas reconduit, car il présentait des failles permettant d’abuser du système. À la place, le gouvernement va améliorer son programme de prix garantis afin de le rendre réellement efficace », a assuré M. Suwankiri.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 3 mars 2010)

Un Suédois suspecté de fraude a été arrêté dans la province de Roi Et

Un Suédois, impliqué dans une fraude de plus de 100 millions de bahts, a été arrêté dans le district de Phon Thong, dans la province de Roi Et.

Les policiers de l’immigration ont identifié l’homme. Il s’agit d’Alexander Charles Christensen, âgé de 27 ans.

Les autorités suédoises ont signalé à la police thaïlandaise que M. Christensen était accusé de détournement des actifs de sa société immobilière pour un montant équivalant à plus de 100 millions de bahts. Il s’est échappé pendant sa détention provisoire et s’est enfui en Thaïlande.

Son passeport suédois a été révoqué par le gouvernement. La police thaïlandaise l’a inculpé hier pour entrée dans le pays avec un passeport invalide.

M. Christensen travaillait comme comptable et contrôleur financier pour une société immobilière et serait impliqué dans plus de 30 escroqueries sur des transferts monétaires qui lui auraient permis de dépenser l’argent volé en utilisant ses propres cartes de crédit.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 24 février 2010)

Khon Kaen : des villageois accusent une entreprise locale de polluer l’air et l’eau

Terasak Chamikorn, directeur général de la PPPCPlus de 300 villageois de la province de Khon Kaen ont organisé un rassemblement devant le Ministère de l’Industrie pour exiger des compensations de la part des propriétaires d’une usine qui, selon eux, polluerait l’environnement.

La compagnie Phoenix Pulp and Paper (PPPC), qui est détenue majoritairement par le groupe SCG Paper, a été accusée depuis décembre 2009 de polluer l’air et l’eau en utilisant du lignite dans son processus de production.

Les villageois ont demandé 45000 bahts d’indemnités chacun, ce qui représente actuellement le prix de trois vaches.

Terasak Chamikorn, le directeur général de la PPPC a nié causer des problèmes.

« Notre compagnie respecte toutes les normes en vigueur, il n’y a donc aucune raison d’indemniser la population », a-t-il déclaré. « Cependant, nous participons au développement durable de la communauté en mettant en œuvre un projet d’élevage bovin pour contribuer à l’essor de l’économie locale ».

Les inspections effectuées du 16 au 18 février 2010 par le Département des Travaux Industriels (Industrial Works Department) ont permis de constater que l’entreprise n’utilisait pas de lignite, comme prétendu par les protestataires, mais du charbon sous-bitumineux, de qualité supérieure.

Les représentants de six secteurs ont formé un comité pour étudier les détails du projet d’ici au 15 mars prochain.

« Ensuite, nous leur fournirons des informations complémentaires », a indiqué M. Chamikorn. « Parfois, ils se font des idées erronées, comme lorsqu’ils préconisent d’utiliser du fioul alors que le sous-bitumineux que nous employons est en réalité plus propre ».

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 23 février 2010)

Des chemises rouges vont converger sur Bangkok le 1er mars prochain

Kwanchai Praipana, dirigeant de Khon Rak UdonDes militants du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) convergeront à Bangkok lundi 1er mars 2010, pour un rassemblement majeur du mouvement des chemises rouges, a annoncé aujourd’hui (22 février 2010) à Udon Thani Kwanchai Praipana dans son programme radiophonique communautaire.

M. Praipana, le dirigeant du mouvement Khon Rak Udon, a déclaré que les membres de son groupe partiront le 28 février prochain d’Udon Thani dans 2000 véhicules de type pick-up – dont 1000 fournis par Khon Rak Udon et les autres par des députés locaux du parti Pheu Thai – pour rejoindre à Nakhon Ratchasima des membres des chemises rouges originaires d’autres provinces du Nord-Est.

Ce jour-là (28 février 2010), des chemises rouges du Nord se réuniront à Nakhon Sawan et d’autres en provenance de l’Est se retrouveront à Chon Buri.

Ils convergeront tous sur Bangkok le 1er mars, a expliqué Kwanchai Praipana.

M. Praipana a précisé que les chemises rouges d’Udon Thani se rassembleront sur la place Thungsi Muang mercredi et jeudi prochains, dans l’attente du verdict de la Cour suprême qui sera rendu ce vendredi (26 février 2010) concernant le cas de saisie des actifs de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 22 février 2010)

La PACC enquête sur des fraudes à la catastrophe naturelle

BANGKOK – Une enquête sur les programmes d’aide d’urgence mis en œuvre dans six provinces du Nord-Est – au sein desquelles de fausses déclarations de catastrophes naturelles ont été faites afin d’obtenir des indemnités – sera achevée la semaine prochaine, a annoncé vendredi (5 février 2010) le Bureau de la Commission anticorruption du secteur public (Public Sector AntiCorruption Commission ou PACC).

Des agents de la PACC vont également se rendre dans le nord du pays la semaine prochaine pour passer en revue plusieurs demandes d’aide financière émises par des autorités provinciales et locales, et basées sur des rapports possiblement frauduleux de sinistres, a indiqué le secrétaire général Pinyo Thongchai.

Les enquêtes de la PACC ont permis de découvrir de la corruption et des irrégularités dans presque toutes les zones des six provinces du nord-est du pays où les locaux avaient la possibilité de déclarer des dommages. Dans de nombreux rapports signalant des dégâts suite à des catastrophes naturelles, des photographies de zones inondées ailleurs ont notamment été utilisées pour tromper le Ministère de l’Intérieur, et les autorités provinciales ou locales ont néanmoins reçu 50 millions de bahts en indemnités, a expliqué Pinyo Thongchai.

« Dans huit districts de la province de Surin, des contrats de construction et des passations de marchés, pour des actions d’assistance suite à des cataclysmes, étaient falsifiés ou écrits en plusieurs versions différentes pour être ensuite soumis au ministère. Ainsi, certains secteurs ont été déclarés zones de catastrophe naturelle sans qu’aucun incident réel ne s’y soit jamais produit », a-t-il ajouté.

Dans le rapport de la PACC à l’attention du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, il sera proposé des recommandations pour normaliser les critères de déclaration des sinistres.

« Par exemple, le volume des pluies et la durée des inondations devraient faire partie des éléments à indiquer. Dans certains cas, de hautes marées et crues saisonnières ont été déclarées comme étant des inondations stagnantes », a précisé Pinyo Thongchai.

Il a également dit que l’on devrait permettre aux résidents locaux de participer à l’évaluation des déclarations de sinistres et à la certification du statut de catastrophe naturelle, conjointement avec les fonctionnaires accordant les aides. Ils devraient aussi pouvoir contrôler les travaux de réparation et les projets d’amélioration des infrastructures budgétés après un cataclysme.

« Le processus actuel n’implique qu’une poignée de fonctionnaires », a déploré Pinyo Thongchai.

Source : The Nation (article mis en ligne le 6 février 2010)