Chavalit Yongchaiyudh demande une audience au roi de Thaïlande

L’ancien premier ministre Chavalit Yongchaiyudh a expliqué qu’il avait essayé d’obtenir une audience avec le roi de Thaïlande par l’intermédiaire du Bureau du secrétaire privé principal de Sa Majesté avec l’espoir de mettre fin à la crise politique actuelle.

Il s’agit, selon lui, de la seule solution pour sortir de l’impasse politique.

Le général Chavalit Yongchaiyudh et l’ancien premier ministre Somchai Wongsawat ont fait lundi (19 avril 2010) une déclaration publique dans laquelle ils demandent au gouvernement de dissoudre la Chambre des représentants et de révoquer le décret qui a mis en place l’état d’urgence.

Chavalit Yongchaiyudh, qui est le président du parti Pheu Thai, et Somchai Wongsawat, qui fut le beau-frère de l’ancien premier ministre renversé Thaksin Shinawatra, ont déclaré que les problèmes politiques actuels découlent de l’absence d’une véritable démocratie et du manque d’équité dans le pays.

« Nous pensons tous deux que les problèmes actuels ne peuvent être résolus tant qu’il n’y aura pas une démocratie réelle en Thaïlande et qu’il persistera des inégalités dans le pays », expliquent-ils dans leur message.

Leur communiqué appelle le gouvernement à :

1. cesser d’employer la violence et de tuer des gens ;
2. garantir que plus aucune vie humaine ne sera mise en péril à cause des manifestations ;
3. révoquer l’état d’urgence et permettre ainsi à nouveau aux citoyens de librement s’engager dans des activités politiques ;
4. mettre fin à la distorsion des faits d’actualité et à la désinformation ;
5. redonner le pouvoir au peuple en dissolvant l’assemblée nationale.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 19 avril 2010)

Un groupe multicolore se rassemble à Bangkok pour soutenir le gouvernement et les forces de l’ordre

Des milliers des gens habillés sans couleur spécifique, et qui revendiquent être des non-alignés (ni avec les chemises rouges, ni avec les chemises jaunes), se sont rassemblés devant le 11ème Régiment d’Infanterie à Bangkok vendredi matin (16 avril 2010) pour manifester leur support à l’égard du gouvernement, de la police et de l’armée.

Les manifestants, menés par le docteur Tul Sitthisomwong, de la faculté de médecine de l’université Chulalongkorn, font partie du groupe « Protéger la Nation » (Protect the Nation) ou de celui qui, sur le réseau social Facebook, s’oppose à une dissolution de la Chambre des représentants.

Ils ont déclaré être venus pour soutenir moralement les autorités et conseiller au Premier ministre Abhisit Vejjajiva de ne pas dissoudre la Chambre des représentants et de ne pas démissionner, s’opposant ainsi aux revendications des chemises rouges.

Tul Sitthisomwong a expliqué que son groupe souhaite que M. Vejjajiva poursuive son travail jusqu’à la fin de son mandat de chef du gouvernement pour rétablir la paix et l’ordre dans le pays.

Un camion à 10 roues sur lequel figurait le slogan : « On résout les problèmes politiques par des décisions politiques, mais comment met-on fin aux actions terroristes ? » était garé au milieu des protestataires. Parmi les participants à cette manifestation se trouvaient Pathompong Kesornsuk, général en retraite de l’armée, et Nititorn Lumlua, un avocat du groupe des chemises jaunes.

Ils ont chanté une chanson dont le titre est « Nous combattons » (We Fight) et ont distribué des roses rouges et roses, des boissons énergisantes et des casse-croûtes aux soldats montant la garde devant l’entrée du 11ème Régiment d’Infanterie.

Ils se sont également adressés aux habitants de Bangkok et des autres provinces et les ont invités à rejoindre leur mouvement et à demander au gouvernement de faire appliquer strictement la loi afin de rétablir la paix et l’ordre.

Le docteur Sitthisomwong a aussi préconisé aux sympathisants de son groupe de boycotter les taxis qui affichent des autocollants avec un slogan exigeant la dissolution de la Chambre des représentants.

Environ 300 membres de la police anti-émeute avaient été déployés pour assurer la sécurité du groupe.

Les manifestants se sont dispersés un peu avant 15 heures, mais ont promis de se rassembler de nouveau au Monument de Victoire (Victory Monument) entre 16 et 18 heures ce samedi (17 avril 2010).

Pendant ce temps, un groupe de 40 sénateurs a invité le public à agir pour protéger la nation et la monarchie.

Ce groupe était mené par Rosana Tositrakul, Kamnoon Sitthisaman et Paiboon Nititawan.

Madame Tositrakul a expliqué que la crise politique actuelle ne pouvait pas être résolue par la dissolution immédiate de la Chambre des représentants. Elle a exhorté le gouvernement à agir contre les dirigeants du mouvement des chemises rouges.

« Ce qu’ils [les chefs des chemises rouges] font ne peut plus désormais être appelé une manifestation non-violente », a-t-elle dit. « Le gouvernement doit rapidement prendre des mesures contre les meneurs ».

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 16 avril 2010)

Le raid de la police thaïlandaise à l’hôtel des chemises rouges a été un fiasco

La police et le gouvernement thaïlandais ont subi un cinglant revers ce matin (16 avril 2010). Un commando devait effectuer un raid dans un hôtel de Bangkok pour arrêter un groupe de responsables du noyau dur du mouvement des chemises rouges, mais cette opération a échoué lamentablement. Au lieu de cela, ce sont les chemises rouges qui ont retenu captifs quelques policiers.

Le vice-premier ministre Suthep Thaugsuban est passé à la télévision ce matin à 10 heures pour annoncer le raid à l’hôtel SC Park, où se cachaient plusieurs chefs du mouvement antigouvernemental : Arisman Pongruengrong, Suporn Atthawong surnommé « Isan Rambo », Pramual Chuklom, plus connu sous le pseudonyme de « Jiew Dokchik » et Payap Pankate.

Ces responsables sont quelques-unes des 24 personnes ayant fait l’objet d’un mandat d’arrêt motivé par les violences survenues au cours des récentes actions de protestation.

« Au moment où je vous parle, des forces spéciales prennent d’assaut l’hôtel SC Park où nous croyons que se trouvent des terroristes et leurs leaders », a déclaré M. Thaugsuban.

« Nous arrêterons et mettrons hors d’état de nuire les terroristes. Nous avons constitué des unités spécialisées pour traquer les terroristes », a-t-il précisé.

Cependant, la police a raté son coup. Les personnes recherchées ont apparemment eu vent de l’opération et prévenu leurs partisans qui se sont précipités à l’hôtel. Des membres du service d’ordre des chemises rouges auraient même fait feu sur des policiers pour les empêcher de procéder à des arrestations.

On a pu observer, en direct à la télévision, Arisman Pongruengrong s’échappant malaisément d’une chambre située au troisième étage de l’hôtel, en descendant à l’aide d’une corde pour arriver sur un camion garé en bas du bâtiment et dans les bras de chemises rouges qui l’ont rapidement éloigné de la vue des forces de l’ordre.

Les quatre autres chefs du mouvement antigouvernemental ont également réussi à s’enfuir, aidés par des protestataires, tandis que la police restait là sans réagir.

Les responsables des chemises rouges qui se trouvaient à l’hôtel SC Park ont été escortés par leurs camarades jusqu’au carrefour de Ratchaprasong, le site principal de la manifestation à Bangkok.

L’hôtel SC Park appartiendrait à l’ancien Premier ministre thaïlandais en fuite Thaksin Shinawatra, l’icône du mouvement d’opposition à la coalition actuellement au pouvoir.

Il a été rapporté que quatre policiers, dont le commissaire adjoint de la police métropolitaine de Bangkok qui a supervisé l’opération manquée, ont été faits prisonniers par les chemises rouges. Les captifs ont été vus un peu plus tard à la télévision, entourés par des responsables du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) au carrefour de Ratchaprasong.

Selon un rapport de police, la fouille de l’hôtel a permis de découvrir six grenades manuelles dans la chambre occupée par M. Pongruengrong.

Vers 11 heures 30 ce matin, le porte-parole gouvernemental Panitan Wattanayakorn a déclaré aux journalistes que l’opération qui devait mener à l’arrestation des chefs de la ligne dure du mouvement des chemises rouges avait échoué.

L’échec de ce raid a incité l’UDD, qui mène depuis le début la protestation antigouvernementale, à annuler son plan, qui consistait à faire le siège de l’ensemble des stations de télévision, afin d’obtenir un temps d’antenne équitable pour présenter sa version des faits, à propos des événements sanglants survenus le 10 avril dernier, quand les forces de l’ordre et les manifestants se sont affrontés [au site du pont Phan Fa].

Dans son allocution à la télévision nationale, M. Thaugsuban a aussi vivement recommandé aux protestataires « innocents » de quitter le site de rassemblement antigouvernemental du quartier commerçant de Ratchaprasong, et a laissé entendre que les autorités allaient procéder à de nouvelles arrestations.

« Les gens innocents devraient quitter la manifestation car les autorités doivent prendre des mesures radicales contre les terroristes », a-t-il dit.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 16 avril 2010)

Message de la secrétaire d’État américaine à l’occasion du Nouvel An thaïlandais : Hillary Clinton appelle à un dialogue pacifique en Thaïlande

En tant qu’amis de longue date de la Thaïlande, le Président Obama et moi-même, Hillary Clinton, secrétaire d’État, sommes profondément attristés par la violence récente et les pertes en vies humaines à Bangkok. Alors que vous vous préparez à célébrer les festivités de Songkran [le nouvel an traditionnel thaïlandais], les États-Unis renouvellent leur appel pour que l’opposition et le gouvernement thaïlandais retournent à la table des négociations et trouvent un accord qui vous permette d’aller de l’avant et de renforcer votre démocratie ainsi que l’état de droit.

Les défis auxquels vous faites face ne peuvent pas être résolus par la force, mais seulement par le dialogue. Nous croyons fermement qu’une solution négociée est possible.

Nous avons bon espoir que ce Nouvel An sera une période propice au renouveau et à la réconciliation, et l’occasion pour les Thaïlandais de se réunir en famille, avec leurs amis et leurs voisins, pour honorer les riches traditions et la culture de leur pays.

Alors que vous continuez à essayer de résoudre vos différends politiques, nous restons confiants dans les liens forts et durables entre les États-Unis d’Amérique et la Thaïlande. Je vous souhaite, ainsi qu’aux Thaïs dans le monde entier, une nouvelle année heureuse et pacifique.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 13 avril 2010)

D’après les résultats des autopsies, 9 protestataires antigouvernementaux ont été tués avec des fusils d’assaut de forte puissance

Le groupe indépendant chargé des autopsies a annoncé que 9 protestataires antigouvernementaux avaient été tués dans la nuit de samedi à dimanche (10 et 11 avril 2010) par des fusils d’assaut de forte puissance, tandis qu’un autre manifestant est mort d’insuffisance cardiaque causée par des maladies chroniques.

Onze corps ont été autopsiés. L’un d’eux était celui d’un journaliste japonais. Les résultats de son autopsie ont été gardés secrets à la demande de ses parents.

Les fusils d’assaut de forte puissance ne sont généralement utilisés que par des spécialistes des armes.

Les médecins légistes ont précisé que les manifestants tués avaient été atteints par balle à la tête ou au cœur.

Source : The Nation (article mis en ligne le 12 avril 2010)

Sa Majesté la reine de Thaïlande regrette la mort du colonel Romklao Thuwatham

Sa Majesté la reine de Thaïlande a déclaré ce lundi (12 avril 2010) déplorer la mort du colonel Romklao Thuwatham, qui fait partie des cinq militaires tués lors des affrontements avec les manifestants antigouvernementaux samedi soir (10 avril 2010).

La reine a exprimé ses regrets alors qu’elle présidait le rite funéraire bouddhique de baignade, organisé sous le patronage royal, en l’honneur du colonel au temple Thepsirin à partir de 17 heures 45. Le colonel était le chef adjoint du personnel de la 2nde division d’infanterie de la Garde Royale.

Sa Majesté la reine était accompagnée de Son Altesse Royale le Prince héritier Maha Vajiralongkorn.

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, le vice-premier ministre Suthep Thaugsuban, le Commandant suprême des forces armées, le général Songkitti Jaggabatara, ainsi que plusieurs militaires de haut rang ont accueilli Sa Majesté la reine et le Prince héritier au temple.

Source : The Nation (article mis en ligne le 12 avril 2010)

Le Parti Démocrate thaïlandais pourrait être dissous

La Commission électorale (CE) a décidé ce lundi (12 avril 2010), par 4 voix contre une, de recommander la dissolution du Parti Démocrate, le principal parti de la coalition actuellement au pouvoir en Thaïlande, pour avoir reçu une donation illégale de 258 millions de bahts et pour une utilisation inappropriée d’un fonds de développement politique de 29 millions de bahts accordé par la CE.

La décision a été prise lors d’une réunion spéciale de la CE, présidée par Apichart Sukhagganond.

M. Sukhagganond, qui exerce les fonctions de registraire des partis politiques, a présenté sa recommandation à la commission pour considération.

Le commissaire Sodsri Sattayatham avait révélé un peu plus tôt que cette réunion cruciale se tiendrait ce jour (12 avril 2010). En décembre l’année dernière, la CE avait résolu de laisser à M. Sukhagganond, en sa qualité de registraire des partis politiques, le soin de décider s’il fallait proposer la dissolution du Parti Démocrate à la Cour constitutionnelle.

La décision d’aujourd’hui est un coup dur pour le Parti Démocrate, dont le chef est le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, et qui subit déjà la pression implacable du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) pour immédiatement dissoudre la Chambre des représentants et provoquer des élections législatives anticipées.

Les chemises rouges qui manifestent contre l’actuel gouvernement au carrefour Ratchaprasong à Bangkok ont hurlé de joie en entendant cette nouvelle de la bouche de Veera Musikhapong, un de leurs dirigeants, qui a dit qu’il espérait que le cas serait traité rapidement. Des milliers de protestataires de l’UDD avaient convergé vers le siège de la CE, route Chaeng Wattana, le 5 avril dernier, et accusé la commission de traîner en longueur pour rendre sa décision dans l’affaire lancée contre le Parti Démocrate. Se pliant à la demande de l’UDD, la CE a alors annoncé qu’elle ferait part de sa décision avant le 20 avril 2010.

La CE va faire parvenir sa décision au bureau du Procureur général (Office of the Attorney-General ou OAG). Celui-ci disposera alors de 30 jours pour traiter l’affaire. Si la décision de l’OAG contredit celle de la CE, une commission mixte serait mise en place pour revoir le cas. Si l’OAG est d’accord avec la CE, il soumettra l’affaire à la Cour constitutionnelle qui prononcera la décision finale.

Le Parti Démocrate, la plus ancienne formation politique thaïlandaise, a été accusé d’avoir reçu plus de 258 millions de bahts en donations illégales de la part de la compagnie TPI Polene, somme qui a été utilisée pendant la campagne des élections législatives de 2005, et qui n’aurait pas été déclarée. Le Parti Démocrate est également soupçonné d’avoir improprement utilisé les 29 millions de bahts d’un fonds de développement politique.

Les constitutions actuelle et précédente limitent les donations individuelles à 10 millions de bahts annuellement.

La cimenterie TPI Polene aurait effectué des donations totalisant 258 millions de bahts aux démocrates par l’intermédiaire de la compagnie Messiah Business and Creation, une agence de création publicitaire.

Le Parti Démocrate pourrait donc être dissous et ses cadres interdits d’exercer une fonction politique pendant cinq ans si la Cour constitutionnelle suit l’avis de la Commission électorale.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 12 avril 2010)

Les chemises rouges défilent avec les cercueils de leurs camarades décédés tandis que le gouvernement thaïlandais accuse des « terroristes »

Les manifestants antigouvernementaux du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD) ont défilé lundi matin (12 avril 2010) avec les cercueils de leurs camarades décédés au cours des récents affrontements avec les forces de l’ordre, depuis le site principal de leur rassemblement au pont Phan Fa jusqu’à Sanam Luang.

Deux des cercueils contenaient chacun un corps, et les 14 autres étaient vides. Le cortège, qui a commencé sa progression à 10 heures du matin, comprenait 17 véhicules accompagnés par des motos et des chemises rouges défilant à pied.

Les corps des 14 autres sympathisants du mouvement des chemises rouges, qui sont morts dans les heurts violents avec les autorités samedi (10 avril 2010) dernier, étaient toujours en cours d’autopsie à l’hôpital général de la police.

L’UDD a couvert les cercueils du drapeau national thaïlandais et des portraits des manifestants décédés. La procession funéraire était menée par deux des principaux responsables du mouvement antigouvernemental, Natthawut Saikua et Suporn Attawong.

« Les chemises rouges ne négocieront jamais avec des meurtriers » a affirmé à la tribune du rassemblement Jatuporn Prompan, un des chefs de l’UDD. « C’est notre devoir d’honorer les morts en apportant la démocratie à ce pays. »

Pendant ce temps, le vice-premier ministre Suthep Thaugsuban a indiqué que des hommes armés mal intentionnés s’étaient introduits parmi les protestataires du mouvement des chemises rouges et avaient provoqué la confrontation sanglante dans la nuit de samedi à dimanche quand les forces de sécurité ont essayé de disperser les manifestants du site de rassemblement du pont Phan Fa.

M. Thaugsuban, en tant que directeur du Centre de l’Administration Publique dans les Situations d’Urgence (Centre for Public Administration in Emergency Situation ou CPAES), a déclaré cela après une réunion qu’il a eue avec le ministre de la Défense nationale, Prawit Wongsuwon, et le général Anupong Paochinda, commandant en chef des armées, pour discuter de l’affrontement violent survenu samedi soir, qui a coûté la vie à 21 personnes et causé 858 blessés.

Il a expliqué que personne ne s’attendait à ce que des hommes armés se mêlassent aux chemises rouges du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (UDD). Ces hommes ont ouvert le feu sur les soldats avec des armes de guerre sans se soucier si des protestataires étaient dans la ligne de tir.

La déclaration de M. Thaugsuban a été confirmée plus tard par le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, qui a dit à la télévision nationale (dans l’après-midi du 12 avril 2010) qu’un groupe de « terroristes » armés se trouvait parmi les manifestants et a provoqué le carnage afin de forcer un changement de gouvernement.

Suthep Thaugsuban a également précisé que certaines personnes essayaient de propager diverses rumeurs laissant entendre que le gouvernement avait commis une grave erreur en mésestimant la situation et qu’il avait forcé les soldats à entrer en confrontation avec les manifestants désarmés. Les propagateurs de ces rumeurs cherchent à décrédibiliser M. Vejjajiva et son gouvernement et à leur imputer la responsabilité des pertes humaines, a-t-il ajouté.

Suthep Thaugsuban a expliqué que les forces de sécurité ont été déployées seulement après mûre réflexion et évaluation de la situation par le CPAES, qui comprend des fonctionnaires gouvernementaux permanents ainsi que des responsables politiques.

Le général Prawit Wongsuwon, le ministre de la Défense nationale, a signalé que les soldats avaient strictement respecté les consignes données par le Premier ministre. Ils ont vu ce qui s’est passé, mais n’ont rien pu faire par crainte de causer des dommages parmi le public et les manifestants.

Une action décisive doit être menée contre ces hors-la-loi qui ont provoqué la violence, a-t-il dit.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 12 avril 2010)

Bangkok : le nombre de décès survenus au cours des récents heurts entre manifestants antigouvernementaux et forces de l’ordre s’élève désormais à 21

Le nombre de morts, suite aux violents affrontements à Bangkok entre les protestataires du mouvement des chemises rouges et les forces de sécurité, s’élève désormais à 21, selon les informations données à 18 heures ce dimanche (11 avril 2010) par le centre médical Erawan.

Monchai Saejong, âgé de 54 ans, est la dernière victime en date de la violence politique qui a éclaté samedi (10 avril 2010) dans la capitale thaïlandaise.

Le centre Erawan a expliqué que le gaz lacrymogène utilisé par les forces de l’ordre a provoqué des problèmes respiratoires chez la victime qui souffrait déjà d’emphysème pulmonaire.

On dénombre actuellement 858 blessés. 224 d’entre eux sont soignés à l’hôpital Phramongkutklao.

D’après le centre Erawan, les personnels de santé disposeraient encore de suffisamment de sang, de médicaments, et d’ustensiles médicaux pour soigner les manifestants et soldats blessés.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 11 avril 2010)

18 morts et 825 blessés dans les affrontements entre forces de sécurité et manifestants à Bangkok

Selon l’organe de presse du groupe MCOT (Mass Communications Organization of Thailand), les urgences du centre médical Erawan dénombraient ce matin (11 avril 2010) 18 morts – dont 14 civils et 4 soldats – et 825 blessés suite aux affrontements sanglants entre forces de l’ordre et protestataires antigouvernementaux sur le site de rassemblement des chemises rouges au pont Phan Fa à Bangkok.

Source : Thai Visa (brève mise en ligne le 11 avril 2010)