Un Australien meurt des suites d’une attaque crapuleuse à Prasat (province de Surin)

Un touriste australien est mort après avoir été agressé en Thaïlande. Ses funérailles ont eu lieu le 16 avril 2010 à Adélaïde, en présence de sa famille et de sa compagne thaïlandaise, Som, enceinte de 6 mois.

Andrew Oake, 28 ans, était en vacances depuis deux mois avec sa petite amie à Prasat, près de Surin, dans le nord-est de la Thaïlande.

Il y a environ quatre semaines, alors que le couple se déplaçait de village en village, ils ont été pris à partie par deux hommes à moto. Som a couru chercher du secours alors que M. Oake était blessé au bras et la tête par une machette dans ce qui semble avoir été une tentative de braquage.

Roy Oake, le père de la victime, a déclaré que son fils avait d’abord été emmené dans un hôpital proche, mais, comme les tendons de son bras étaient sectionnés, il a été envoyé à Bangkok pour une opération chirurgicale.

M. Oake a dit qu’il y avait un risque que son fils perde son bras, mais que sa compagnie d’assurance-voyage l’avait poussé à quitter l’hôpital très peu de temps après l’opération.

Andrew est retourné à Prasat, mais plus tard, une autre opération s’est avérée nécessaire et a eu lieu à Bangkok pour traiter une infection qui s’était développée dans le bras.

À ce stade, explique M. Oake, la compagnie d’assurance a ordonné à son fils de retourner se faire soigner en Australie, sinon, elle arrêterait de prendre en charge les dépenses hospitalières.

Andrew est décédé dans le mini-bus qui le ramenait à Prasat où il devait récupérer son passeport.

M. Oake, qui est arrivé cette semaine en Thaïlande avec le frère et la mère de son fils, a déclaré qu’il espérait que l’assurance de son fils dédommage et aide Som et le bébé.

« Je leur avais dit qu’il n’était pas en état de voyager », affirme-t-il.

« Il était fatigué, il avait mal, il ne pouvait vraiment pas se déplacer. »

Le couple avait été marié l’année dernière selon le rite coutumier par des moines locaux.

Leur ami Travis Senne, un américain vivant en Thaïlande, a indiqué que la police n’avait toujours pas arrêté les agresseurs plusieurs semaines après l’attaque dans ce district habituellement très calme.

« Prasat et sa région sont tellement paisibles ! Ce n’est pas une grande ville ou une zone dangereuse. », a-t-il déclaré.

« Andrew était quelqu’un de droit, un homme honnête et responsable. »

« Il avait des projets pour lui et sa famille, mais on ne lui a malheureusement pas donné le temps pour les réaliser ».

Une porte-parole du Département australien des Affaires étrangères a indiqué que son bureau était en contact avec la famille de la victime et qu’il lui apporterait toute l’aide consulaire nécessaire.

« La cause du décès sera déterminée par les autorités thaïlandaises », a-t-elle précisé.

Source : Sydney Morning Herald (article paru le 15 avril 2010)

212 morts sur les routes de Thaïlande pendant Songkran

Il y a eu 521 accidents de la route le 15 avril (2010), quatrième jour de la semaine des vacances de Songkran (nouvel an traditionnel thaïlandais), qui ont causé 46 décès et blessé 585 autres personnes, a annoncé ce vendredi Phaijit Varachit, le secrétaire permanent à la Santé.

Ce sont au total 2515 accidents de la route qui ont été signalés au cours des quatre premiers jours des festivités, soit 47 de plus que l’an dernier. On dénombre 212 décès confirmés, huit de moins qu’en 2009, et 2734 blessés, 76 de plus qu’à la même période l’année dernière, a précisé M. Varachit.

La conduite en état d’ivresse et la vitesse excessive sont les causes principales des accidents de la route, a-t-il ajouté.

C’est dans la province de Nakhon Ratchasima qu’on déplore le plus grand nombre de morts avec 12 décès, tandis que les provinces de Nakhon Si Thammarat et Phitsanulok se partagent le triste record du nombre de blessés avec 110 chacune.

C’est également dans la province de Phitsanulok que le plus grand nombre d’accidents de la route a été enregistré au cours des quatre derniers jours, avec un total de 98.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 16 avril 2010)

La BMA confirme avoir détecté les virus des hépatites B et C et du sida dans le sang répandu par les chemises rouges lors des récentes manifestations antigouvernementales à Bangkok

BANGKOK – L’administration métropolitaine de Bangkok (Bangkok Metropolitan Administration ou BMA) a confirmé (le 2 avril 2010) que quelques échantillons de sang des activistes du mouvement des chemises rouges se sont avérés être contaminés par les virus des hépatites B et C et du sida.

« Environ 2 pour cent des échantillons ont été testés positifs pour le VIH (virus du sida). Les hépatites B et C ont été trouvées dans cinq pour cent des prélèvements », a déclaré l’adjointe du gouverneur de Bangkok, le docteur Malinee Sukvejvorakij.

Cette déclaration intervient après que le docteur Weng Tojirakarn, l’un des chefs des chemises rouges de l’Alliance Démocratique contre la Dictature (Democratic Alliance against Dictatorship ou DAAD), a demandé à la BMA de s’exprimer sur cette question.

Jeudi (1er avril 2010), le docteur Kusol Prawichpaiboon avait publiquement exprimé des inquiétudes quant à la possible propagation de maladies suite au versement d’importantes quantités de sang par le mouvement antigouvernemental en plusieurs sites symboliques à Bangkok.

Il a révélé que le sang répandu devant la Maison du gouvernement, le siège social du parti démocrate et la résidence du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, était porteur de maladies.

« Effectivement, quelques échantillons de sang ont été testés positifs pour plusieurs maladies », a confirmé Malinee Sukvejvorakij le 2 avril 2010.

Elle a indiqué que la BMA, préoccupée par la santé des manifestants du mouvement des chemises rouges, avait prélevé des échantillons de sang avant de procéder au nettoyage des sites.

Malgré les mises en garde de nombreuses autorités du monde de la santé, plusieurs milliers d’opposants à la coalition au pouvoir ont fourni leur sang le mois dernier pour que celui-ci soit symboliquement répandu devant certains bâtiments de Bangkok.

Malinee Sukvejvorakij n’a pas précisé où l’analyse du sang avait été effectuée, mais la BMA dispose de sa propre faculté de médecine et d’un hôpital.

Quant à Kusul Prawichpaiboon, il a déclaré que ses informations se basaient sur des analyses de sang réalisées à l’hôpital Ramathibodi, qui a depuis reconnu qu’il avait conduit des tests sur du sang dont il ignorait la provenance, et qui pourrait bien être celui de chemises rouges.

« Un échantillon de sang qui nous a été soumis correspond à ce qui a été communiqué aux médias en ce qui concerne l’infection », a affirmé le docteur Rajata Rajatanavin, doyen de l’hôpital Ramathinbodi de la faculté de médecine de l’université Mahidol.

« L’échantillon de sang nous a été fourni par un hôpital. Nos normes de confidentialité nous interdisent de révéler son identité ».

Dans l’intervalle, le conseil de l’ordre des médecins a assuré (le 2 avril 2010) qu’il n’avait aucunement l’intention de sanctionner Kusul Prawichpaiboon pour avoir parlé publiquement du sang contaminé.

« Il a simplement donné des informations et averti le public [du danger possible] », a déclaré le président du conseil de l’ordre, le docteur Somsak Lohlekha. Il a ajouté que le conseil de l’ordre ne souhaitait pas être impliqué dans le conflit politique actuel.

Somsak Lohlekha a précisé que le conseil de l’ordre allait bientôt se prononcer sur les éventuelles violations de l’éthique médicale par quelques docteurs qui auraient participé aux prélèvements sanguins des chemises rouges et se seraient ainsi impliqués dans une action politique.

« Nous espérons qu’une telle chose ne se reproduira jamais », a dit Somsak Lohlekha.

Source : The Nation (article mis en ligne le 3 avril 2010)

Un sexagénaire irlandais a été retrouvé mort dans la province de Khon Kaen

KHON KAEN – Un Irlandais âgé de 60 ans a été retrouvé mort lundi (29 mars 2010) dans la chambre qu’il louait dans cette province du nord-est de la Thaïlande.

La police a déclaré que le corps boursouflé d’Alan Byrne a été découvert à 10 heures du matin dans la chambre qu’il occupait au deuxième étage du dortoir de l’auberge Lam Inn, dans le district de Chum Pae.

La police pense que la mort de l’homme remonte à cinq jours. Son corps a été transporté à l’hôpital Srinakharin pour une autopsie.

L’homme louait cette chambre depuis le 27 janvier 2010.

L’enregistrement vidéo de la caméra de surveillance montre l’homme pénétrant dans le dortoir le 24 mars 2010. Il n’en serait pas ressorti de son vivant.

Source : The Nation (article mis en ligne le 29 mars 2010)

Le gouvernement et les chemises rouges s’accusent mutuellement après les attaques à la grenade au ministère thaïlandais de la Santé

Des grenades ont explosé au ministère de la Santé publique juste une demi-heure après l’ajournement d’une réunion du cabinet ministériel, engendrant une guerre verbale entre le gouvernement et l’armée d’un côté, et des responsables du mouvement des chemises rouges de l’autre.

Suite aux deux explosions survenues hier (23 mars 2010) après-midi, l’armée a décidé d’adjoindre immédiatement 13 000 soldats supplémentaires à la force qui assure la sécurité dans la capitale thaïlandaise, et 17 000 autres hommes sont prêts à incorporer rapidement ce contingent si nécessaire.

Selon Panitan Wattanayagorn, le porte-parole du gouvernement, les auteurs de l’attentat, qui a eu lieu dans le parking de l’Institut des urgences médicales (Emergency Medical Institute) du ministère de la Santé, cherchaient à exposer des éventuelles lacunes dans les dispositions prises par l’État pour assurer la sécurité.

Le parking est situé à 700 mètres d’un bâtiment où le Premier ministre Abhisit Vejjajiva et son cabinet étaient en pourparlers jusqu’à environ 30 minutes avant les explosions.

Personne n’a été blessé par les déflagrations.

L’armée et la police ont déployé plus de 34 500 hommes pour maintenir l’ordre public à Bangkok depuis le 12 mars 2010, quand le Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) a lancé sa grande manifestation pour pousser le gouvernement actuel à dissoudre l’assemblée nationale et ainsi provoquer de nouvelles élections.

Sansern Kaewkamnerd, le porte-parole de l’armée et du CAPO (Centre for the Administration of Peace and Order), l’entité responsable du maintien de la paix et de l’ordre, a déclaré que les instigateurs de l’attaque à la grenade souhaitaient discréditer le gouvernement avec cet attentat.

« L’intention est de discréditer le gouvernement… », a-t-il dit.

« Le grand public subit la pression. Des gens innocents sont tenus en otage. Le CAPO condamne ceux qui sont derrière cette attaque. »

Il a démenti les rumeurs selon lesquelles l’attentat aurait été en fait fomenté par le gouvernement.

« Ce n’est pas l’action de fonctionnaires du gouvernement pour créer une situation [pouvant justifier des mesures répressives]. L’attaque n’a pas pu se produire pendant la réunion du cabinet parce que nous avions déployé des soldats à l’extérieur. Mais il y a eu une opportunité lorsque nous avons retiré les forces de sécurité de ce secteur. »

Natthawut Saikua, l’un des chefs des chemises rouges, a accusé la coalition au pouvoir d’être à l’origine des attaques à la grenade pour essayer d’entacher le mouvement antigouvernemental. Constatant que les grenades ont explosé seulement après la réunion du cabinet, il se demande si les instigateurs de l’attentat sont réellement des adversaires du gouvernement.

Il y a eu aussi une attaque à la grenade dans Chiang Mai hier (23 mars 2010), mais le projectile n’a pas explosé.

Ces attentats se sont produits le jour où le gouvernement approuvait l’extension de la loi de sécurité intérieure (Internal Security Act ou ISA) jusqu’à mardi prochain (30 mars 2010).

Le général de division Khattiya Sawasdipol, un partisan de l’ancien premier ministre destitué Thaksin Shinawatra, plus connu sous le surnom de Seh Daeng (le chef rouge), a nié être derrière les attaques au ministère de la Santé, mais a averti qu’il pourrait y avoir d’autres attentats visant les administrations et agences gouvernementales, car ce sont des symboles de l’amataya (l’élite bureaucratique).

Quelques heures après les événements au ministère de la Santé, le commandement des opérations de sécurité intérieure (Internal Security Operations Command ou ISOC), présidé par le Premier ministre, a tenu une réunion et a consenti à porter le nombre de policiers et de soldats assurant le maintien de l’ordre dans Bangkok et sa périphérie à 47 000 pendant la période de prolongation de l’ISA.

Des soldats en provenance de Nakhon Ratchasima, Kanchanaburi et Prachin Buri ont fait leur entrée dans Bangkok, a indiqué une source. L’Isoc a également mobilisé 17 000 autres soldats et policiers, qui sont prêts à intervenir depuis leurs unités respectives.

Les explosions de grenades au ministère de la Santé ont endommagé les fenêtres et les pneus de trois voitures, ainsi que le toit du parking. La police s’est rapidement rendue sur place pour récupérer, à des fins d’investigation, les éclats de grenade et les enregistrements des caméras du circuit fermé de vidéosurveillance installé le long de la voie express voisine.

L’enquête préliminaire a permis de déterminer que les grenades ont été tirées depuis la voie rapide, à environ 150 mètres derrière le ministère de la Santé, a précisé le général de division Supakit Srichantranon, chef de la police de Nonthaburi.

Le colonel de police Somsakchai Amornsongcharoen, commandant du district central, a ajouté que la police avait aussi examiné un immeuble qui surplombe la voie express, situé sur le même côté de la route Ngam Wong Wan, et à partir duquel il serait possible d’atteindre le ministère de la Santé avec un lance-grenade.

Aueychai Moonsiri, un fonctionnaire de l’Institut des urgences médicales âgé de 37 ans, a été témoin de l’attaque. Il a assuré avoir entendu la première grenade exploser et vu la fumée dégagée par la seconde explosion quelques minutes plus tard.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 24 mars 2010)

Khon Kaen : des villageois accusent une entreprise locale de polluer l’air et l’eau

Terasak Chamikorn, directeur général de la PPPCPlus de 300 villageois de la province de Khon Kaen ont organisé un rassemblement devant le Ministère de l’Industrie pour exiger des compensations de la part des propriétaires d’une usine qui, selon eux, polluerait l’environnement.

La compagnie Phoenix Pulp and Paper (PPPC), qui est détenue majoritairement par le groupe SCG Paper, a été accusée depuis décembre 2009 de polluer l’air et l’eau en utilisant du lignite dans son processus de production.

Les villageois ont demandé 45000 bahts d’indemnités chacun, ce qui représente actuellement le prix de trois vaches.

Terasak Chamikorn, le directeur général de la PPPC a nié causer des problèmes.

« Notre compagnie respecte toutes les normes en vigueur, il n’y a donc aucune raison d’indemniser la population », a-t-il déclaré. « Cependant, nous participons au développement durable de la communauté en mettant en œuvre un projet d’élevage bovin pour contribuer à l’essor de l’économie locale ».

Les inspections effectuées du 16 au 18 février 2010 par le Département des Travaux Industriels (Industrial Works Department) ont permis de constater que l’entreprise n’utilisait pas de lignite, comme prétendu par les protestataires, mais du charbon sous-bitumineux, de qualité supérieure.

Les représentants de six secteurs ont formé un comité pour étudier les détails du projet d’ici au 15 mars prochain.

« Ensuite, nous leur fournirons des informations complémentaires », a indiqué M. Chamikorn. « Parfois, ils se font des idées erronées, comme lorsqu’ils préconisent d’utiliser du fioul alors que le sous-bitumineux que nous employons est en réalité plus propre ».

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 23 février 2010)

Les opérations de chirurgie ophtalmologique reprennent à l’hôpital de Khon Kaen

KHON KAEN – L’hôpital de Khon Kaen a recommencé à opérer les patients de la cataracte, en suivant désormais des consignes plus strictes afin d’empêcher que les tragiques incidents récents se reproduisent.

Le mois dernier, dix patients ont été frappés de cécité après avoir subi une chirurgie oculaire et ont développé de graves infections. La cause de ces infections aux yeux reste un mystère à l’heure actuelle.

Aussitôt ces incidents fâcheux connus, l’hôpital a décidé de suspendre toutes les opérations de chirurgie ophtalmologique ; les interventions de cette nature ont repris seulement dans la nuit de mercredi à jeudi cette semaine quand deux patients ont été opérés de la cataracte.

À l’intérieur de la salle d’opération, des fonctionnaires de la Division de contrôle des maladies infectieuses (Infectious Disease Control Division) ont observé attentivement l’équipe médicale, qui a scrupuleusement respecté l’ensemble des mesures préconisées pour éviter les infections.

« Les opérations ont réussi et l’état des patients est satisfaisant », a déclaré hier le docteur Weerasak Anutangkoon, responsable du département d’ophtalmologie de l’hôpital.

Les deux patients, âgés de 67 et 78 ans respectivement, sont actuellement en observation à l’hôpital.

« Nous les laisserons rentrer chez eux seulement quand ils se seront entièrement remis des suites de l’opération », a précisé M. Anutangkoon.

Il a ajouté que ces opérations réussies avaient permis de remonter le moral de l’équipe chirurgicale et de redorer le blason de l’hôpital.

« Beaucoup d’autres patients ont depuis exprimé le souhait de venir se faire opérer de la cataracte dans notre hôpital », a-t-il indiqué.

Deux nouveaux patients devraient subir cette opération aujourd’hui à l’hôpital de Khon Kaen.

« Nous sommes certains que tout se passera bien », a-t-il assuré.

Entre-temps, le Bureau de la Santé publique (Public Health Office) de Buri Ram a accordé 60 000 bahts d’indemnités à un homme atteint de cécité partielle après avoir été opéré de la cataracte à l’hôpital public de cette capitale provinciale.

« Ce cas n’a été causé ni par une infection, ni suite à une erreur médicale », a affirmé le docteur Sompong Jarungjittanuson, responsable de la Santé publique à Buri Ram, précisant qu’ici, la cécité est due à un décollement de la rétine du patient.

« Cela peut arriver à tout le monde, et particulièrement aux personnes âgées », a-t-il ajouté.

Le patient, Pitak Phubuaduang, âgé de 52 ans, sera pris en charge par l’hôpital Srinakarin de Khon Kaen où il sera opéré de la rétine vendredi prochain.

Source : The Nation (article mis en ligne le 15 janvier 2010)

Un cas de cécité à l’hôpital de Buriram

Alors que la controverse n’a pas cessé à propos des cécités postopératoires survenues récemment dans un établissement de Khon Kaen, un cas similaire a été révélé hier impliquant un hôpital public de Buriram.

Dans une plainte déposée conjointement avec le Kom Chad Luek, un journal en langue thaïlandaise, Bunthak Phoobuatuang, un réparateur de bicyclettes, a déclaré que son œil droit a été atteint de cécité après avoir été opéré de la cataracte le 1er octobre dernier, à la différence d’autres patients qui ont eux recouvré la vue juste quelques jours après l’intervention chirurgicale.

L’homme, âgé de 52 ans, a précisé qu’il avait ensuite consulté trois fois son ophtalmologue en octobre, mais en vain.

« Le docteur n’a jamais répondu lorsque je lui ai demandé quand j’allais de nouveau voir de l’œil droit. »

« Il a simplement continué à me donner des gouttes pour les yeux et m’a dit un jour : “Ne soyez pas triste. Cela arrive une fois sur cent opérations. Voulez-vous poursuivre le traitement à Bangkok ou à Khon Kaen ?” »

Plus tard, Bunthak Phoobuatuang a obtenu trois rendez-vous avec des ophtalmologues de l’hôpital Srinakarin à Khon Kaen ; la dernière visite a eu lieu le 8 janvier 2010. M. Phoobuatuang a ajouté qu’une chirurgie correctionnelle pour « connecter des fibres nerveuses » dans son œil droit a été planifiée pour le 2 avril prochain.

Somphong Jarungjittanusont, le chef du bureau provincial de la Santé à Buriram, a indiqué qu’une enquête était en cours et qu’elle déterminerait bientôt si ce cas était semblable aux graves infections qui ont affecté 10 personnes atteintes récemment de cécité postopératoire à l’hôpital de Khon Kaen.

Entre-temps, un docteur spécialisé dans les investigations médicales a averti qu’il y avait seulement 10 pour cent de chance de découvrir la cause réelle des cas de cécité survenus à Khon Kaen.

Le docteur Somwang Danwijitchai, un vétéran du Collège royal thaïlandais de médecine (Royal College of Physicians of Thailand), a signalé qu’il est indispensable d’enquêter dès les premiers jours faisant suite à un incident si l’on escompte obtenir des résultats pertinents.

« C’est similaire à une enquête de police : si les investigations débutent plusieurs jours après un vol, les chances de l’élucider correctement sont seulement de 10 pour cent », a-t-il affirmé.

Source : The Nation (article publié le 14 janvier 2010)

Khon Kaen : plusieurs personnes atteintes de cécité suite à une infection postopératoire

Sept patients ont été atteints de cécité à un œil et deux d’entre eux sont devenus totalement aveugles après avoir été opérés de la cataracte à l’hôpital de Khon Kaen. Environ 25 patients ont subi cette intervention chirurgicale à l’hôpital de Khon Kaen du 14 au 16 décembre 2009.

Peu de temps après la fin de leur opération, il a été constaté que les yeux de 11 patients avaient été infectés. Après leur avoir administré un traitement en urgence, l’hôpital a confié neuf de ces patients à l’hôpital Srinagarindra, situé également à Khon Kaen ; un patient a été envoyé à la demande de sa famille dans un établissement hospitalier de Nakhon Pathom. Un autre patient continue de recevoir des soins à l’hôpital de Khon Kaen.

Parmi les 11 patients infectés, il a fallu procéder à l’ablation des yeux pour deux d’entre eux et cinq autres personnes souffrent de déficience visuelle grave.

À l’heure actuelle, quatre patients se sont remis d’une manière satisfaisante. Six personnes sur les onze infectées ont été autorisées à rentrer chez elles tandis que les autres sont toujours en traitement à l’hôpital.

Le docteur Weerapan Supanchaimat, directeur de l’hôpital de Khon Kaen, a déclaré le 4 janvier 2010 que les patients affectés recevraient les indemnités légales. Conformément à la loi, chacun des patients a droit à une compensation de 50 000 à 120 000 bahts. Weerapan Supanchaimat a précisé que son hôpital avait déjà versé 54 000 bahts d’aide initiale aux patients.

« Nous prodiguerons aussi le meilleur traitement possible et ceux dont les globes oculaires ont été retirés recevront des yeux artificiels », a-t-il ajouté.

Niyom Saennoi, 64 ans, a signalé que son œil le faisait beaucoup souffrir après son opération effectuée le 15 décembre dernier à l’hôpital de Khon Kaen. Il a ensuite été convoqué pour un examen ophtalmologique au cours duquel on lui a annoncé qu’il allait perdre la vue au moins partiellement en raison d’une infection sérieuse.

« Je ne pouvais pas accepter cela ; c’était trop dur à supporter », a dit Niyom, ajoutant qu’il a réussi à surmonter cette épreuve grâce à l’immense soutien de son épouse, de ses enfants et du médecin. « Le docteur a promis de faire tout son possible pour sauver mon autre œil », a-t-il déclaré.

Depuis ces incidents, toutes les opérations de chirurgie oculaire ont été suspendues à l’hôpital de Khon Kaen, a indiqué Weerapan Supanchaimat. Le comité de contrôle et de prévention des maladies infectieuses de l’hôpital a précisé que les infections avaient été causées par le bacille pyocyanique (bactérie pseudomonas aeruginosa).

« Bien que cette bactérie soit tout à fait commune, nous ne savons pas exactement pourquoi elle s’est retrouvée dans les plaies. Nous sommes cependant convaincus à ce stade de nos investigations que l’infection a été contractée pendant la chirurgie », a dit le docteur Weerapan Supanchaimat, ajoutant que les normes de sécurité en matière de soins prodigués aux patients à l’hôpital avant, pendant, et après les opérations chirurgicales, allaient être améliorées.

« Nous ne permettrons pas qu’une telle chose se reproduise ! », a-t-il assuré.

Le docteur Phaijit Warachit, secrétaire permanent au Ministère de la Santé publique, a exprimé sa sympathie aux victimes, et a déclaré : « Nous sommes désolés de ce qui est arrivé. »

Paijit Warachit a demandé que l’on s’occupe bien des patients et de leurs familles, et a ajouté qu’il avait déjà fait parvenir des instructions à tous les hôpitaux pour éviter que de tels incidents se reproduisent.

Source : The Nation (article publié le 5 janvier 2010)

Une cinquantaine d’étudiants a été hospitalisée suite à une fuite de gaz ammoniac à Khon Kaen

KHON KAEN – Environ 50 étudiants qui participaient à un camp scout ont été hospitalisés tôt dans la matinée de dimanche 13 décembre 2009 après avoir inhalé du gaz ammoniac s’étant répandu depuis une fabrique de glace adjacente à cause d’une fuite.

L’accident s’est produit vers 1 heure du matin à la fabrique de glace MP qui se trouve à proximité de l’école municipale de Wat Klang, dans le district central (Muang) de Khon Kaen.

Environ 570 élèves des classes de niveau 7 à 10 séjournaient à l’école dans le cadre de leur activité de scoutisme.

Les 50 étudiants malades ont été envoyés en urgence dans plusieurs hôpitaux des environs tandis que les autres étaient emmenés à l’école Kaen Nakhon Withayalai située 300 mètres plus loin.

Source : The Nation (article mis en ligne le 13 décembre 2009)