Des riziculteurs de Chaiyaphum bloquent une voie rapide

Au moins 1000 riziculteurs en provenance de trois districts de la province de Chaiyaphum ont bloqué ce mercredi (3 mars 2010) la voie rapide Chaiyaphum-Si Kiew au niveau du marché de Ban Khai, pour interpeller le gouvernement et lui demander de résoudre le problème de la chute des prix du riz.

Les cultivateurs ont expliqué que les prix du riz non battu avaient chuté à environ 6000 ou 7000 bahts la tonne seulement. De plus, certaines rizeries ont refusé d’acheter les grains récoltés.

Les manifestants demandent aux ministères du Commerce et de l’Agriculture et aux coopératives de les aider à faire en sorte que les rizeries achètent le riz brut (ou paddy) à un prix minimal de 10000 à 12000 bahts la tonne.

Les protestataires ont installé des tentes sur la voie rapide, perturbant sérieusement le trafic routier.

La police a conseillé aux voyageurs d’emprunter d’autres routes.

Trairong Suwankiri, le vice-premier ministre en charge des questions économiques, a annoncé plus tôt dans la matinée qu’il proposera au Premier ministre d’organiser une réunion du comité national en charge de la régulation des prix du riz (National Rice Policy Committee) afin d’étudier les moyens de résoudre les problèmes liés à la chute des cours de cette céréale.

Cependant, M. Suwankiri a affirmé que le gouvernement ne reconduirait pas le programme des emprunts hypothécaires sur le riz, qui s’est achevé l’an dernier, ce que demandent pourtant les riziculteurs des provinces centrales et du nord-est.

Selon les cultivateurs de la région, le programme actuel de prix minimum garanti ne convient pas.

« Le programme des emprunts hypothécaires sur le riz ne sera pas reconduit, car il présentait des failles permettant d’abuser du système. À la place, le gouvernement va améliorer son programme de prix garantis afin de le rendre réellement efficace », a assuré M. Suwankiri.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 3 mars 2010)

Nouvelles tensions en Thaïlande après des attaques à la grenade visant la principale banque commerciale du pays

Attentats à la grenade de plusieurs agences de la Bangkok BankBANGKOK – Deux grenades ont explosé aujourd’hui (28 février 2010) devant des succursales de la Bangkok Bank, la plus grande banque commerciale de Thaïlande, provoquant des dégâts matériels, mais n’engendrant aucune perte humaine.

La première explosion a frappé le siège de la banque situé dans le quartier d’affaires de Silom, brisant des portes et des fenêtres, tandis que la seconde a causé des dégâts similaires et a aussi détruit des cabines téléphoniques dans Samut Prakarn, à la périphérie de la capitale thaïlandaise, a indiqué la police.

Presque au même moment, deux autres grenades lancées à proximité d’agences de la Bangkok Bank étaient désamorcées.

Ces attentats, qui attisent les tensions dans le pays, auraient été apparemment commis en réaction au verdict rendu récemment par la Cour suprême à l’encontre de Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre destitué.

Selon un article du Sydney Morning Herald, Abhisit Vejjajiva, le Premier ministre thaïlandais, a demandé aux militaires de prendre des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité dans le pays après ces attaques. Cependant, l’actuel chef du gouvernement n’a, pour l’instant, pas ordonné la mise en œuvre de lois sécuritaires d’exception.

Vendredi (26 février 2010), la Cour suprême thaïlandaise a confisqué une partie (environ 1,4 milliards de dollars américains) de la fortune de Thaksin Shinawatra pour abus de pouvoir lorsqu’il était en fonction entre 2001 et 2006.

Thaksin Shinawatra est actuellement en exil pour éviter une peine de prison de deux ans pour corruption.

Source : Asian News International (article mis en ligne le 28 février 2010)

Thaksin Shinawatra n’accepte pas le verdict de la Cour suprême thaïlandaise

jugement de l'affaire de saisie des actifs de Thaksin Shinawatra, le 26 février 2010Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre thaïlandais en fuite, a annoncé qu’il n’acceptait pas le verdict de la Cour suprême qui a prononcé hier (26 février 2010) la saisie d’une partie de ses actifs pour une valeur de 46 milliards de bahts (sur un total de 76), disant que pour lui, cette mesure ressemble à un vol.

La déclaration de Thaksin Shinawatra a été lue à haute voix par l’avocat de sa famille, Noppadon Pattama, ce samedi (27 février 2010) en fin d’après-midi, au siège social du parti d’opposition Pheu Thai.

Cependant, l’ancien chef du gouvernement demande à ses partisans de ne pas réagir violemment et leur recommande d’employer des moyens pacifiques pour faire revenir la véritable démocratie et mettre fin aux injustices dans le pays.

M. Pattama a précisé qu’une équipe d’avocats étudie actuellement les possibilités de porter l’affaire de la saisie des actifs de Thaksin Shinawatra devant la Cour internationale de Justice.

Il a aussi signalé que Thaksin Shinawatra fera appel de la décision de la Cour suprême thaïlandaise, mais les détails seront divulgués ultérieurement par les avocats en charge de l’affaire.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 27 février 2010)

Un Suédois suspecté de fraude a été arrêté dans la province de Roi Et

Un Suédois, impliqué dans une fraude de plus de 100 millions de bahts, a été arrêté dans le district de Phon Thong, dans la province de Roi Et.

Les policiers de l’immigration ont identifié l’homme. Il s’agit d’Alexander Charles Christensen, âgé de 27 ans.

Les autorités suédoises ont signalé à la police thaïlandaise que M. Christensen était accusé de détournement des actifs de sa société immobilière pour un montant équivalant à plus de 100 millions de bahts. Il s’est échappé pendant sa détention provisoire et s’est enfui en Thaïlande.

Son passeport suédois a été révoqué par le gouvernement. La police thaïlandaise l’a inculpé hier pour entrée dans le pays avec un passeport invalide.

M. Christensen travaillait comme comptable et contrôleur financier pour une société immobilière et serait impliqué dans plus de 30 escroqueries sur des transferts monétaires qui lui auraient permis de dépenser l’argent volé en utilisant ses propres cartes de crédit.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 24 février 2010)

Khon Kaen : des villageois accusent une entreprise locale de polluer l’air et l’eau

Terasak Chamikorn, directeur général de la PPPCPlus de 300 villageois de la province de Khon Kaen ont organisé un rassemblement devant le Ministère de l’Industrie pour exiger des compensations de la part des propriétaires d’une usine qui, selon eux, polluerait l’environnement.

La compagnie Phoenix Pulp and Paper (PPPC), qui est détenue majoritairement par le groupe SCG Paper, a été accusée depuis décembre 2009 de polluer l’air et l’eau en utilisant du lignite dans son processus de production.

Les villageois ont demandé 45000 bahts d’indemnités chacun, ce qui représente actuellement le prix de trois vaches.

Terasak Chamikorn, le directeur général de la PPPC a nié causer des problèmes.

« Notre compagnie respecte toutes les normes en vigueur, il n’y a donc aucune raison d’indemniser la population », a-t-il déclaré. « Cependant, nous participons au développement durable de la communauté en mettant en œuvre un projet d’élevage bovin pour contribuer à l’essor de l’économie locale ».

Les inspections effectuées du 16 au 18 février 2010 par le Département des Travaux Industriels (Industrial Works Department) ont permis de constater que l’entreprise n’utilisait pas de lignite, comme prétendu par les protestataires, mais du charbon sous-bitumineux, de qualité supérieure.

Les représentants de six secteurs ont formé un comité pour étudier les détails du projet d’ici au 15 mars prochain.

« Ensuite, nous leur fournirons des informations complémentaires », a indiqué M. Chamikorn. « Parfois, ils se font des idées erronées, comme lorsqu’ils préconisent d’utiliser du fioul alors que le sous-bitumineux que nous employons est en réalité plus propre ».

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 23 février 2010)

Selon le Premier ministre thaïlandais, les récents attentats à la bombe ne justifient pas encore la mise en œuvre d’une loi de sécurité supplémentaire

Abhisit Vejjajiva, le Premier ministre thaïlandaisBANGKOK – Abhisit Vejjajiva, le Premier ministre thaïlandais, a déclaré ce lundi (15 février 2010) qu’il était inutile d’invoquer la Loi de sécurité intérieure (Internal Security Act) après les attentats à la bombe de ce week-end survenus non loin de la Maison gouvernementale et de la Cour suprême.

Une attaque à la grenade M79 s’est produite vers 23 heures samedi soir à l’Université de technologie Rajamangala Phra Nakhon (Rajamangala University of Technology Phra Nakhon ou RMUTP), située à 50 mètres de la Maison gouvernementale.

La police pense que la grenade, tirée depuis un véhicule roulant sur la route Rama V, était destinée à la Maison gouvernementale, mais a manqué sa cible.

Les démineurs de la police ont désamorcé dimanche un dispositif explosif caché dans un carton placé à la Division criminelle pour les détenteurs de positions politiques (Criminal Division for Holders of Political Positions) de la Cour suprême.

Le Premier ministre a expliqué qu’il croyait que ces incidents n’étaient probablement pas l’œuvre de gens ordinaires, car de telles armes ne sont normalement pas possédées ni utilisées par le citoyen lambda. Cependant, il a soudainement coupé court à la discussion et n’a pas indiqué qui il soupçonnait être à l’origine de ces attentats.

Certains policiers ont signalé que quelques groupes mal intentionnés pourraient prochainement provoquer des violences dans les secteurs clés de la capitale, et M. Vejjajiva a annoncé qu’il allait demander à tous les organismes d’État de renforcer la sécurité de leurs locaux.

Il a aussi vivement recommandé au public de coopérer avec le gouvernement, qui lui-même mettra en place tous les moyens possibles pour qu’aucun incident ne perturbe le développement national.

Entre temps, Prompong Nopparit, le porte-parole du parti Pheu Thai, a déclaré qu’il craignait que les attentats soient en fait l’œuvre d’une tierce partie, et qu’il pensait que les véritables responsables pourraient être des hommes en uniforme proches du gouvernement.

Selon Prompong Nopparit, les attaques pourraient être utilisées pour tenter de discréditer l’opposition et le mouvement des chemises rouges, et comme prétexte pour invoquer la Loi de sécurité intérieure afin d’empêcher la prochaine manifestation majeure antigouvernementale.

« Je crois que le gouvernement invoquera la loi spéciale de sécurité intérieure, car la date de la décision de la Cour, concernant la saisie des 76 milliards de bahts d’actifs de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, se rapproche », a dit M. Nopparit.

La Division criminelle pour les détenteurs de positions politiques statuera sur ce cas le 26 février prochain.

Le porte-parole du parti d’opposition a cependant refusé de révéler qui était, selon lui, derrière les récents attentats, disant qu’il s’agissait d’une information confidentielle reçue par son mouvement politique.

Source : Thai News Agency (article mis en ligne le 15 février 2010)

La PACC enquête sur des fraudes à la catastrophe naturelle

BANGKOK – Une enquête sur les programmes d’aide d’urgence mis en œuvre dans six provinces du Nord-Est – au sein desquelles de fausses déclarations de catastrophes naturelles ont été faites afin d’obtenir des indemnités – sera achevée la semaine prochaine, a annoncé vendredi (5 février 2010) le Bureau de la Commission anticorruption du secteur public (Public Sector AntiCorruption Commission ou PACC).

Des agents de la PACC vont également se rendre dans le nord du pays la semaine prochaine pour passer en revue plusieurs demandes d’aide financière émises par des autorités provinciales et locales, et basées sur des rapports possiblement frauduleux de sinistres, a indiqué le secrétaire général Pinyo Thongchai.

Les enquêtes de la PACC ont permis de découvrir de la corruption et des irrégularités dans presque toutes les zones des six provinces du nord-est du pays où les locaux avaient la possibilité de déclarer des dommages. Dans de nombreux rapports signalant des dégâts suite à des catastrophes naturelles, des photographies de zones inondées ailleurs ont notamment été utilisées pour tromper le Ministère de l’Intérieur, et les autorités provinciales ou locales ont néanmoins reçu 50 millions de bahts en indemnités, a expliqué Pinyo Thongchai.

« Dans huit districts de la province de Surin, des contrats de construction et des passations de marchés, pour des actions d’assistance suite à des cataclysmes, étaient falsifiés ou écrits en plusieurs versions différentes pour être ensuite soumis au ministère. Ainsi, certains secteurs ont été déclarés zones de catastrophe naturelle sans qu’aucun incident réel ne s’y soit jamais produit », a-t-il ajouté.

Dans le rapport de la PACC à l’attention du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, il sera proposé des recommandations pour normaliser les critères de déclaration des sinistres.

« Par exemple, le volume des pluies et la durée des inondations devraient faire partie des éléments à indiquer. Dans certains cas, de hautes marées et crues saisonnières ont été déclarées comme étant des inondations stagnantes », a précisé Pinyo Thongchai.

Il a également dit que l’on devrait permettre aux résidents locaux de participer à l’évaluation des déclarations de sinistres et à la certification du statut de catastrophe naturelle, conjointement avec les fonctionnaires accordant les aides. Ils devraient aussi pouvoir contrôler les travaux de réparation et les projets d’amélioration des infrastructures budgétés après un cataclysme.

« Le processus actuel n’implique qu’une poignée de fonctionnaires », a déploré Pinyo Thongchai.

Source : The Nation (article mis en ligne le 6 février 2010)

Site de Preah Vihear : le Cambodge reproche à Google Earth d’avoir placé le temple en terres thaïlandaises

L'emplacement du site du temple de Preah Vihear sur Google Earth et Google MapsPHNOM PENH – Le gouvernement cambodgien a envoyé vendredi (5 février 2010) une lettre véhémente à Google, le géant américain de l’Internet, pour se plaindre du fait que la carte en ligne de Google Earth place incorrectement en Thaïlande des parties du site datant du 11ème siècle du temple de Preah Vihear.

La lettre précède une visite, attendue ce week-end, du Premier ministre cambodgien Hun Sen au temple, qui est situé sur des terres revendiquées tant par le Cambodge que par la Thaïlande voisine.

Phay Siphan, le porte-parole du gouvernement cambodgien, a déclaré à l’agence de presse allemande DPA qu’il avait envoyé une première lettre à Google il y a trois ans, dans laquelle il demandait à la compagnie américaine de remédier au problème, mais n’avait jamais reçu de réponse.

La lettre de vendredi somme Google de retirer cette carte, en signalant que sa démarcation de la frontière est « tout à fait trompeuse et complètement erronée » car « elle situe presque la moitié du site du temple en Thaïlande. »

La Cour internationale de Justice a attribué le temple de Preah Vihear au Cambodge en 1962, mais n’a pas statué sur les terres environnantes qui sont revendiquées par les deux nations.

La carte de Google, qui fait passer la ligne de démarcation à travers le site du temple contesté, « va à l’encontre de la vérité et de la réalité, est professionnellement irresponsable, et même présomptueuse », dit la lettre.

Au cours des 18 mois passés, les nationalistes thaïlandais ont exploité la question du site de Preah Vihear pour alimenter les tensions entre les deux pays, tensions qui pourraient être exacerbées par la visite de Hun Sen.

Phay Siphan a indiqué qu’il n’avait aucune confirmation officielle de la visite de Hun Sen au temple de Preah Vihear pendant le week-end, mais a admis que les gens s’attendent à voir le chef du gouvernement cambodgien sur le site.

« Tout le monde en parle et espère voir Hun Sen rendre hommage à la culture cambodgienne en haut du temple », a dit Phay Siphan vendredi soir.

Il a ajouté que la situation dans le secteur est « très stable et qu’il n’y a rien d’inhabituel. Les soldats bavardent les uns avec les autres. »

Les relations entre le Cambodge et la Thaïlande sont tendues depuis plus d’un an, et des escarmouches sporadiques ont eu lieu entre les troupes patrouillant dans les environs du temple. Une grande partie de la frontière entre les deux pays doit encore être délimitée.

Les relations diplomatiques ont encore empiré en octobre dernier quand Phnom Penh a nommé Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre thaïlandais en fuite, conseiller spécial [de Hun Sen].

Source : The Nation (article mis en ligne le 6 février 2010)

Selon Anupong Paochinda, il n’y aura pas de coup d’État pendant son voyage à l’étranger

Anupong Paochinda, Commandant en chef de l'ArméeAnupong Paochinda, le Commandant en chef de l’Armée thaïlandaise, a assuré jeudi (4 février 2010) qu’il n’y aura aucun coup d’État militaire pendant qu’il sera en visite officielle aux États-Unis d’Amérique du 5 au 14 février 2010.

À propos des manifestations que les chemises rouges du Front uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) prévoient d’organiser sur les sites des camps militaires à travers le pays, le général Anupong Paochinda a déclaré que le groupe antigouvernemental pourrait avoir des objectifs cachés.

Les dirigeants des chemises rouges ont annoncé qu’ils proclameront leur opposition à un éventuel coup d’État militaire au cours de ces rassemblements.

« Je ne crois pas que la situation dans le pays va dégénérer. Je n’ai donc pas suggéré au Vice-premier ministre Suthep Thaugsuban de faire appel à des troupes supplémentaires pour resserrer la sécurité autour des personnalités importantes », a informé le général Anupong Paochinda. « C’est du ressort de la police, mais l’armée peut apporter son soutien si on le lui demande ».

« Rien n’arrivera pendant mon voyage aux États-Unis parce que toutes les forces armées travaillent ensemble pour le pays et son peuple », a-t-il garanti.

Il a aussi défendu la politique de passation de marchés de l’armée, précisant que chaque équipement militaire doit être évalué avant toute décision d’achat.

L’armée a été fortement critiquée pour avoir acquis des détecteurs de bombes GT200, dont l’efficacité serait très décevante. Le coût de ces détecteurs est de 300 000 à 1,2 million de bahts pièce.

« S’il y a eu corruption dans le processus d’achat, des dispositions légales seront prises à l’encontre de chaque personne impliquée », a affirmé le chef des armées.

Source : Bangkok Post (article mise en ligne le 4 février 2010)

Chaiyasit Shinawatra se propose comme médiateur

Chaiyasit ShinawatraLe général Chaiyasit Shinawatra, ancien Commandant en chef de l’Armée, s’est proposé ce mercredi (3 février 2010) après-midi pour servir d’intermédiaire entre le général de division Khattiya Sawasdipol, expert militaire connu pour son franc-parler, et la direction actuelle de l’Armée.

« En tant qu’ancien supérieur du général de division Khattiya Sawasdipol lorsque j’étais le chef des armées, je lui demanderai de cesser immédiatement toute activité qui pourrait nuire à l’Armée », a déclaré le général Chaiyasit Shinawatra, un cousin aîné de Thaksin Shinawatra, l’ancien Premier ministre thaïlandais destitué.

Le général vétéran en retraite a affirmé que Khattiya Sawasdipol, mieux connu sous le surnom de Seh Daeng (le chef rouge), est une personne compétente et qu’il avait remarquablement accompli son devoir quand il avait été envoyé en mission dans l’extrême sud du pays.

« Je crois vraiment que Seh Daeng est une personne qui aime et respecte l’Armée et ses supérieurs. Toutefois, le chef des Armés, le général Anupong Paochinda, devrait faire preuve d’ouverture d’esprit et pardonner à son subalterne », a-t-il ajouté.

Le général Chaiyasit Shinawatra a également dit que s’il en avait l’occasion, il discuterait du cas de Seh Daeng avec le général Anupong Paochinda, car il n’est dans l’intérêt de personne que ce conflit se prolonge.

L’Armée doit être unie et il ne faut pas qu’elle soit la marionnette des mouvements politiques, a-t-il conclu.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 3 février 2010)