Les chemises rouges se mobilisent dans 17 provinces au nord et au nord-est de la Thaïlande

Les chemises rouges se rassemblent dans 17 provinces au nord et au nord-est du pays pour soutenir leurs camarades qui manifestent contre le gouvernement à Bangkok, a déclaré le ministre thaïlandais de l’Intérieur Chaovarat Chanweerakul.

« Même si les protestations prennent de l’ampleur, les rapports que nous recevons ne font état d’aucun danger immédiat », a t-il assuré, réaffirmant que les autorités maîtrisent la situation.

Les gouverneurs provinciaux ont reçu l’ordre de mettre en œuvre le niveau de sécurité le plus élevé afin de protéger les administrations et établissements publics dans leurs provinces respectives, a t-il précisé.

Les forces de sécurité locales ont pour consigne d’assurer la garde des bâtiments administratifs provinciaux, mais également, de ne pas entrer en confrontation avec les manifestants si ceux-ci tentent d’y effectuer un raid, a poursuivi Chaovarat Chanweerakul, expliquant que les caméras de surveillance rendraient compte de chaque incident et que leurs auteurs seraient traduits en justice ultérieurement.

Source : The Nation (article mis en ligne le 8 avril 2010)

Weng Tojirakarn a déclaré qu’Arisman Pongruangrong n’aurait pas dû prendre d’assaut le Parlement thaïlandais

Weng Tojirakarn, un des chefs des chemises rouges, a déclaré qu’Arisman Pongruangrong, un autre responsable du mouvement d’opposition, n’aurait pas du pousser les manifestants à envahir le Parlement ce mercredi (7 avril 2010) après-midi.

Weng Tojirakarn a assuré que cette action s’était néanmoins déroulée sans violence.

Mais il a dit qu’Arisman Pongruangrong avait pris cette décision de son propre chef, sans avoir préalablement consulté les autres dirigeants du mouvement des chemises rouges et qu’il s’agissait donc là d’une initiative personnelle sans lien aucun avec la politique décisionnaire du groupe.

Source : The Nation (article mis en ligne le 7 avril 2010)

Le Premier ministre thaïlandais déclare l’état d’urgence

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva à déclaré l’état d’urgence ce mercredi soir (7 avril 2010) dans le cadre de la crise qui l’oppose aux protestataires antigouvernementaux du mouvement des chemises rouges.

M. Vejjajiva est apparu à la télévision nationale avec des responsables du CAPO (Centre for the Administration of Peace and Order), l’entité responsable du maintien de la paix et de l’ordre, et a demandé au public de coopérer avec les autorités en ne participant pas au grand rassemblement organisé par les chemises rouges du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD).

L’état d’urgence entre en vigueur immédiatement dans Bangkok et sa périphérie, ainsi que dans les provinces de Samut Prakan, Nonthaburi, Pathum Thani, Nakhon Pathom et Ayutthaya.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 7 avril 2010)

Les chemises rouges fêteront Songkran à Bangkok

Natthawut Saikua a annoncé lundi après-midi (5 avril 2010) que les manifestants antigouvernementaux du mouvement des chemises rouges continueront d’occuper la zone commerciale Rajprasong à Bangkok au moins jusqu’à la fin des vacances de Songkran (nouvel an traditionel thaïlandais).

D’après Natthawut Saika, les manifestants resteront là au moins jusqu’au 20 avril 2010, jour où la Commission électorale doit décider si elle prononce ou non la dissolution du Parti Démocrate.

Il a également déclaré que les chemises rouges pourraient organiser un concours pour désigner une reine de beauté à l’occasion des festivités de Songkran.

Source : The Nation (article mis en ligne le 5 avril 2010)

La BMA confirme avoir détecté les virus des hépatites B et C et du sida dans le sang répandu par les chemises rouges lors des récentes manifestations antigouvernementales à Bangkok

BANGKOK – L’administration métropolitaine de Bangkok (Bangkok Metropolitan Administration ou BMA) a confirmé (le 2 avril 2010) que quelques échantillons de sang des activistes du mouvement des chemises rouges se sont avérés être contaminés par les virus des hépatites B et C et du sida.

« Environ 2 pour cent des échantillons ont été testés positifs pour le VIH (virus du sida). Les hépatites B et C ont été trouvées dans cinq pour cent des prélèvements », a déclaré l’adjointe du gouverneur de Bangkok, le docteur Malinee Sukvejvorakij.

Cette déclaration intervient après que le docteur Weng Tojirakarn, l’un des chefs des chemises rouges de l’Alliance Démocratique contre la Dictature (Democratic Alliance against Dictatorship ou DAAD), a demandé à la BMA de s’exprimer sur cette question.

Jeudi (1er avril 2010), le docteur Kusol Prawichpaiboon avait publiquement exprimé des inquiétudes quant à la possible propagation de maladies suite au versement d’importantes quantités de sang par le mouvement antigouvernemental en plusieurs sites symboliques à Bangkok.

Il a révélé que le sang répandu devant la Maison du gouvernement, le siège social du parti démocrate et la résidence du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, était porteur de maladies.

« Effectivement, quelques échantillons de sang ont été testés positifs pour plusieurs maladies », a confirmé Malinee Sukvejvorakij le 2 avril 2010.

Elle a indiqué que la BMA, préoccupée par la santé des manifestants du mouvement des chemises rouges, avait prélevé des échantillons de sang avant de procéder au nettoyage des sites.

Malgré les mises en garde de nombreuses autorités du monde de la santé, plusieurs milliers d’opposants à la coalition au pouvoir ont fourni leur sang le mois dernier pour que celui-ci soit symboliquement répandu devant certains bâtiments de Bangkok.

Malinee Sukvejvorakij n’a pas précisé où l’analyse du sang avait été effectuée, mais la BMA dispose de sa propre faculté de médecine et d’un hôpital.

Quant à Kusul Prawichpaiboon, il a déclaré que ses informations se basaient sur des analyses de sang réalisées à l’hôpital Ramathibodi, qui a depuis reconnu qu’il avait conduit des tests sur du sang dont il ignorait la provenance, et qui pourrait bien être celui de chemises rouges.

« Un échantillon de sang qui nous a été soumis correspond à ce qui a été communiqué aux médias en ce qui concerne l’infection », a affirmé le docteur Rajata Rajatanavin, doyen de l’hôpital Ramathinbodi de la faculté de médecine de l’université Mahidol.

« L’échantillon de sang nous a été fourni par un hôpital. Nos normes de confidentialité nous interdisent de révéler son identité ».

Dans l’intervalle, le conseil de l’ordre des médecins a assuré (le 2 avril 2010) qu’il n’avait aucunement l’intention de sanctionner Kusul Prawichpaiboon pour avoir parlé publiquement du sang contaminé.

« Il a simplement donné des informations et averti le public [du danger possible] », a déclaré le président du conseil de l’ordre, le docteur Somsak Lohlekha. Il a ajouté que le conseil de l’ordre ne souhaitait pas être impliqué dans le conflit politique actuel.

Somsak Lohlekha a précisé que le conseil de l’ordre allait bientôt se prononcer sur les éventuelles violations de l’éthique médicale par quelques docteurs qui auraient participé aux prélèvements sanguins des chemises rouges et se seraient ainsi impliqués dans une action politique.

« Nous espérons qu’une telle chose ne se reproduira jamais », a dit Somsak Lohlekha.

Source : The Nation (article mis en ligne le 3 avril 2010)

Les chemises roses manifestent pour demander la fin des protestations antigouvernementales

Plus de 4000 manifestants se sont rassemblés, dans l’après-midi du 2 avril 2010, au monument du roi Rama VI, en face du parc de Lumpini, pour s’opposer à la prolongation du rassemblement antigouvernemental des chemises rouges à Bangkok.

Ils ont défilé sous des bannières affichant des slogans exprimant leur opposition à la dissolution immédiate de la Chambre des représentants et leur hostilité vis-à-vis de la fidélité des chemises rouges à Thaksin Shinawatra, l’ancien premier ministre thaïlandais.

Les principaux responsables de ce groupe de manifestants habillés en rose sont des hommes d’affaires, des hôteliers, Vasit Dejkunjorn, l’ancien adjoint du chef de la police, et Charas Suwannamala, le doyen de la faculté de sciences politiques de l’université Chulalongkorn. Les chemises roses ont appelé le gouvernement à sanctionner ceux qui commettent des actes de violence.

Le général Vasit Dejkunjorn a affirmé que le gouvernement avait besoin de plus de temps pour résoudre certains problèmes politiques avant de provoquer des élections.

Il a aussi dit qu’il n’approuvait pas le processus de négociation du gouvernement avec les représentants des chemises rouges du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD). Les pourparlers devraient impliquer non seulement l’UDD, mais aussi les représentants de tous les partis thaïlandais, a-t-il précisé.

Treedao Apaiwong, un conférencier à l’université Chulalongkorn, a dit que les chemises roses exprimaient leur allégeance à la monarchie et voulaient protéger la liberté d’expression. Selon Pong-ampai, un habitant de Bangkok, la prolongation des protestations antigouvernementales des chemises rouges fait plus de mal que de bien.

Le 2 avril au matin, un groupe mené par Tul Sitthisomwong, de la faculté de médecine de l’université Chulalongkorn, s’est rendu à la Maison du gouvernement (Government House) pour demander au Premier ministre Abhisit Vejjajiva de ne pas dissoudre le Parlement et ne pas provoquer des élections anticipées.

Prakit Chinamourphong, le président de l’Association des hôtels thaïlandais (Thai Hotels Association), a signalé que l’industrie du tourisme avait perdu 10 milliards de bahts en revenus depuis que les protestataires du mouvement des chemises rouges ont commencé leur rassemblement antigouvernemental à Bangkok le 12 mars dernier. « Je ne peux pas empêcher les protestations de l’opposition, mais je suis inquiet à cause des attentats à la bombe quasi-quotidiens. Cela a vraiment un effet psychologique déplorable sur les gens, et notamment sur les touristes. Qui osera venir en Thaïlande maintenant ? », a-t-il demandé.

Aneksri Chivachart, le vice-président de l’Association des agents de voyage thaïlandais (Association of Thai Travel Agents), a indiqué que le tourisme avait baissé de 20 à 30 % depuis le début des manifestations des chemises rouges à Bangkok.

Il a affirmé que l’industrie thaïlandaise du tourisme était chancelante à cause de l’instabilité politique au cours des dernières années dans le pays. Une reprise de l’activité avait été observée depuis le quatrième trimestre de l’année dernière et s’était poursuivie en janvier et février 2010. Mais depuis, de nombreux voyages pour assister à des conférences qui devaient se tenir en Thaïlande ont été annulés, a-t-il ajouté.

Alors qu’ils se dirigeaient vers l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, des protestataires du mouvement des chemises rouges, menés par Weng Tojirakarn, sont passés à proximité du site de rassemblement des chemises roses. Les deux groupes ont échangé des noms d’oiseaux et une courte bagarre s’ensuivit, mais personne n’a été blessé dans l’incident.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 3 avril 2010)

Le chef de la police thaïlandaise admet des lacunes dans les mesures de sécurité prises

BANGKOK – Le chef en exercice de la police nationale a admis que les forces de l’ordre manquaient de ressources pour assurer correctement la sécurité générale. Il s’est cependant abstenu d’indiquer si, selon lui, la situation actuelle risque de se détériorer.

Le général Pateep Tanprasert, chef en exercice de la police nationale thaïlandaise, estime que les forces de l’ordre peuvent efficacement maintenir la sécurité autour du rassemblement des chemises rouges, car tous les services concernés collaborent à cette mission.

Cependant, il ne sait pas si les manifestations vont se prolonger jusqu’aux vacances de Songkran (nouvel an traditionnel thaïlandais) et ne peut pas affirmer qu’il n’y aura cette fois aucun incident violent comme ceux qui se sont produits en avril l’an dernier.

Le général Pateep Tanprasert a également exprimé ses inquiétudes à propos de la récente série d’attentats à la grenade dans le pays. Il a dit que la police manquait de ressources pour sécuriser tous les secteurs sensibles, malgré la mise en place de nombreuses patrouilles.

À propos des investigations en cours sur les dernières attaques à la grenade, le chef de la police est persuadé que les responsables devront bientôt répondre de leurs actes devant la Justice, mais il a refusé de préciser sous quels délais.

Pateep Tanprasert affirme que l’enquête a fait beaucoup de progrès, mais n’a pas donné plus de détails.

Il a aussi précisé que le commandant du Bureau de la police métropolitaine (Metropolitan Police Bureau) ne subira pour l’instant aucune sanction disciplinaire pour n’avoir pas pu prévenir les attentats, car les récentes attaques diffèrent des cas précédents et l’enquête n’est pas encore terminée.

Pateep Tanprasert a aussi parlé de la décision de la Commission de la police nationale de rétablir provisoirement dans leurs fonctions le commandant du bureau provincial de la police dans la région 4, le général de corps d’armée Suchart Muenkaew et le commandant du bureau provincial de la police à Udon Thani, le général de division Permsak Paradonsak. La police rechercherait des postes vacants pour eux.

Le général Suchart Muenkaew avait été suspendu de ses fonctions pour n’avoir pas pu empêcher le désordre au moment des manifestations de l’Alliance du Peuple pour la Démocratie (People’s Alliance for Democracy ou PAD) au Parlement le 7 octobre 2008, tandis que le général Permsak Paradonsak avait subi une sanction similaire pour n’avoir pu prévenir des heurts entre des groupes de chemises rouges et de chemises jaunes à Udon Thani [le 24 juillet 2008].

Source : The Nation (article mis en ligne le 2 avril 2010)

Des partisans du mouvement des chemises rouges ont été blessés dans un accident d’autobus

Trente-huit partisans du mouvement des chemises rouges ont été blessés, dont six grièvement, quand un autobus, spécialement affrété, les ramenant du principal site du rassemblement antigouvernemental de Bangkok jusqu’à Nong Bua Lamphu, s’est renversé sur le trajet, dans la nuit de mardi à mercredi (31 mars 2010), route Mittrapap, au niveau du district de Sikhiu, dans la province de Nakhon Ratchasima, a signalé la police.

Le commandant Prapas Marerngsit, du commissariat de police de Khlong Phai, dans le district de Sikhiu, a déclaré que l’autobus climatisé, exploité par la compagnie de transport Chok Amnuay, a dérapé et s’est renversé quelque part entre les bornes kilométriques 87 et 88, à un embranchement de la voie rapide menant à Nakhon Ratchasima.

L’accident s’est produit à 22 heures 23. Le conducteur a fui la scène.

Vingt-quatre femmes et quatorze hommes ont été blessés, et les sauveteurs les ont aidé à sortir de l’autocar accidenté. Six d’entre eux sont dans un état grave. Tous ont été admis à l’hôpital Maharaj de Nakhon Ratchasima.

L’autobus transportait environ 50 partisans du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) du site de rassemblement situé au pont Phan Fa à Bangkok à destination du district de Na Wang, dans la province de Nong Bua Lamphu.

Plus tôt ce mardi (29 mars 2010), quatre militants des chemises rouges ont été tués et deux grièvement blessés lorsque le véhicule de type pickup qui les transportait est sorti de la route et a fini sa course dans un arbre dans le district de Phan (province de Chiang Rai). Ils rentraient également chez eux (à Phan) après avoir participé à la manifestation de l’UDD à Bangkok.

Lundi (28 mars 2010), un précédent accident avait fait un mort et six blessés graves. Leur véhicule s’est renversé au niveau du district de Chalerm Phrakiat, également situé dans la province de Nakhon Ratchasima.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 31 mars 2010)

Un sexagénaire irlandais a été retrouvé mort dans la province de Khon Kaen

KHON KAEN – Un Irlandais âgé de 60 ans a été retrouvé mort lundi (29 mars 2010) dans la chambre qu’il louait dans cette province du nord-est de la Thaïlande.

La police a déclaré que le corps boursouflé d’Alan Byrne a été découvert à 10 heures du matin dans la chambre qu’il occupait au deuxième étage du dortoir de l’auberge Lam Inn, dans le district de Chum Pae.

La police pense que la mort de l’homme remonte à cinq jours. Son corps a été transporté à l’hôpital Srinakharin pour une autopsie.

L’homme louait cette chambre depuis le 27 janvier 2010.

L’enregistrement vidéo de la caméra de surveillance montre l’homme pénétrant dans le dortoir le 24 mars 2010. Il n’en serait pas ressorti de son vivant.

Source : The Nation (article mis en ligne le 29 mars 2010)

Les chemises rouges mettent fin aux pourparlers avec le gouvernement thaïlandais et vont intensifier leurs protestations

Les pourparlers de trêve entre le gouvernement thaïlandais et les chemises rouges du Front Uni pour la Démocratie contre la Dictature (United Front for Democracy against Dictatorship ou UDD) sont terminés, parce que les deux camps ont des points de vue totalement divergents, a déclaré ce mardi (30 mars 2010) Jatuporn Promphan, l’un des responsables de l’UDD et député du parti d’opposition Pheu Thai. C’est la fin des négociations et les chemises rouges n’entreront pas en pourparlers discrets avec le gouvernement derrière le dos des gens. Les deux parties n’arrivent pas à trouver un accord, a dit M. Promphan.

Au cours de la réunion qui a eu lieu tard dans la soirée de lundi (29 mars 2010), le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a offert à l’UDD un compromis, expliquant qu’il acceptait de provoquer des élections législatives anticipées à la fin de l’année (soit avec un an d’avance sur le calendrier électoral).

« Nous voulons que le gouvernement dissolve la Chambre des représentants dans les 15 jours qui viennent, mais le gouvernement a indiqué qu’il avait besoin de neuf mois. »

« Le gouvernement et l’UDD, c’est un peu comme l’eau et l’huile. Nous ne pouvons pas nous accorder. », a affirmé M. Promphan. Le gouvernement ne peut pas exiger de nouveaux pourparlers en échange de la révocation de la Loi de Sécurité Intérieure (Internal Security Act ou ISA), a-t-il ajouté.

« Les protestations des chemises rouges vont désormais s’intensifier : nous faisions jusqu’à présent pression sur le gouvernement pour obtenir la dissolution du Parlement, maintenant, nous allons lutter pour renverser la coalition au pouvoir, mais toujours pacifiquement », a précisé Jatuporn Promphan.

Cependant, si le gouvernement acceptait de dissoudre le Parlement dans les trois mois, les chefs de l’UDD en discuteraient et demanderaient son avis à la base.

Abhisit Vejjajiva a regretté ce mardi l’échec des négociations avec les représentants de l’opposition.

« C’est dommage que les chefs du mouvement des chemises rouges aient rejeté si vite l’offre du gouvernement et aient mis immédiatement fin aux pourparlers. Néanmoins, le gouvernement reste ouvert à de nouvelles discussions », a assuré M. Vejjajiva.

Le cabinet a consenti ce mardi à prolonger d’une semaine encore l’utilisation de l’ISA à Bangkok et dans deux autres provinces avoisinantes, a indiqué Boonjong Wongtrairat, adjoint du ministre de l’Intérieur.

Les dispositions, mises en œuvre dans le cadre de l’ISA à Bangkok, Nonthaburi et Samut Prakan pour assurer la paix et l’ordre pendant les manifestations antigouvernementales, devaient prendre fin aujourd’hui.

Le cabinet a approuvé la mise en place de l’ISA dans le district de Cha-am (province de Petchaburi), et dans celui de Hua Hin (province de Prachuap Khiri Khan), pendant toute la durée du sommet consacré à la situation du fleuve Mékong (Mekong River Summit), a déclaré Chaiwut Bannawat, adjoint du ministre de l’Éducation nationale.

La commission du fleuve Mékong se réunira du 2 au 5 avril 2010 à Hua Hin.

La Loi de Sécurité Intérieure sera mise en œuvre afin d’assurer la protection des responsables politiques étrangers qui participeront à la rencontre.

Source : Bangkok Post (article mis en ligne le 30 mars 2010)